Les parents font parfois des fixations, ça doit d’ailleurs être pour ça qu’on les appelle les vieux.
Ainsi, j’en connais qui voyant leur fille se fourvoyer dans des amours toujours plus ou moins délétères s’étaient pris à rêver du gendre idéal qu’ils avaient d’ailleurs identifié dans l’entourage de la belle, son meilleur ami.
Un jour, où, celle-ci, était passée chez eux, le coeur et l’esprit particulièrement cabossés par sa dernière histoire, ils avaient même dérogé à la règle sacrée « ne pas donner son avis sur les amours de ses enfants (ou alors pas trop fort…) » et ils avaient parlé du jeune homme sur le mode « mais pourquoi pas quelqu’un comme lui ? ».
Eclat de rire de la belle, sortie quelques instants de sa morosité. Elle avait décrit aux parents effarés la carrière de Don Juan du gendre idéal doublée, avait-elle ajouté, soucieuse de bien charger la barque, d’une instabilité professionnelle marquée.
1-0 : la balle au centre.
Quelques jours plus tard, la belle, totalement remise de ses tourments, radieuse, annonce aux parents que ça y est, elle a un nouveau copain. Elle sort avec le gendre idéal…
Un titre qui sonne drôlement bien.
Mais à  douze ans, pas facile d’emballer les filles…
Mon matamore favori est revenu de colonie aux sports d’hiver le nez bouché.
Il a, dixit, fantastiquement dansé à la boum, c’était génial, mais, quand le temps des slows est venu, patatras. Tous ses copains ont réussi à emballer (sic) et lui s’est pris un râteau (resic). La fille qu’il kiffait à mort l’a traité de bolos. Et il a passé la fin de la soirée à pleurer.
- Elle n’ était pas si bien que ça, ça se trouve.
- Si, c’est pour ça que j’ai pleuré à fond et que j’ai le nez bouché !
Faudrait peut-être que mon Pierre se montre un peu moins sanguin et sensible, un peu plus minéral en somme pour parvenir à ses fins ?
Mettre mes papiers en ordre.
Finir mes tableaux inachevés et brûler les inachevables.
Et c’est tout.
Bref, je suis prête mais je n’ai pas tout à fait fini mes valises…
Et je n’ai pas envie du tout !

Mathématiques des hirondelles
Dans l’air languissant du printemps,
Les hirondelles à grands coups d’ailes,
Tracent obliques et parallèlles.
Une géométrie de l’instant…
Je les regarde écrire sur le ciel
Des messages grâcieux et secrets
Qui s’évanouissent dans le bleu frais.
Formules magiques ou bagatelles ?
L’image et le poème sont tirés de séries créées pour le printemps
As I am working on Alice in wonderland and have the project of an adaptation for my granddaughter, this subject was an incentive to draw my first illustration. The theme of the perspective from which you see the world runs all along the book.
The process has been so difficult and the result meets so poorly my expectations that I wonder if I will go much further. Having already sketched the white rabbit, I will give him a try and I will see.
Comme je travaille sur Alice au pays des merveilles et que je projette d’en réaliser une adaptation pour ma petite fille, ce sujet était une incitation évidente à me lancer. Le thème de la perspective selon laquelle on voit le monde court tout le long du livre.
Le processus a été tellement difficile et le résultat est tellement en deçà de mes attentes que je ne sais si j’irais beaucoup plus loin. J’ai déjà esquissé le lapin blanc. Je vais essayer de le réaliser et j’aviserai.
Visiter Oxford sur les pas d’Alice, des jeux de mots et une version noir et blanc de l’illustration au format A4 Ã colorier.
Je ne sais quelles considérations politiques et commerciales ont fait que les jeux olympiques d’hiver sont organisés cette année à Vancouver en dépit de l’inadaptation manifeste de la ville. En tout cas le résultat est affligeant.
On voit les malheureux skieurs de font passer et repasser incessament le long du même bouquet de sapins et les skieurs alpins descendre toujours la même piste quel que soit la discipline.
Le parcours de ski de fond tout étriqué donne l’impression que l’on a organisé les jeux dans un pays riquiqui et la piste de ski alpin a l’air tellement artificielle qu’on dirait une patinoire construite en pente et là , on se dit que dans ce pays tout riquiqui, il n’y a pas la place pour de vraies montagnes.
A ceci s’ajoute un climat chafouin à souhait.
C’est clair, les sports d’hiver au Canada, après les jeux, ça va être vraiment difficile à vendre.
En octobre 2005, le schmurck numéro 2 s’est pris de passion pour Tim Burton. Certes, avec un surnom pareil, c’était écrit ! Mais à  7 ans même pas, ça restait surprenant.
J’ai donc acheté plusieurs dvd de films signés de son réalisateur préféré et organisé des séances de cinéma à la maison.
En février suivant, j’ai donc projeté à François, 7 ans et Pierre, 8 ans, Mars attacks.
 Très rapidement, ils se sont blottis dans mes bras surtout l’aîné.
Le film les a captivés, mais nous avons tous passé une mauvaise nuit ensuite :
L »aîné claquait des dents :
-Â J’ai jamais eu aussi peur dans un film !
Le second pestait :
- C’est pas juste, j’aimais mieux les martiens et ils perdent.Â
Quand à moi j’étais inquiète  par la sympathie manifestée par mon petit  pour des êtres laids, malfaisants et perfides…
This week’s theme echoes an other social creative project in which I take part « social network, artist’s visions ». As I am working about Alice in Wonderland, I decided to mix everything. I asked members of my close social networks what the sentence  »I’ve had such a curious dream ! » inspired them and made a painting, collage around their answers. And now I will throw the question more largely around me and create a larger painting.
Le thème de cette semaine fait écho à un autre projet de création artistique « sociale » auquel je participe « réseaux sociaux, regards d’artiste ». Comme en ce moment, je travaille autour d’Alice au pays des merveilles, j’ai décidé de mélanger tout. J’ai demandé à des membres de mon réseau social intime ce que leur inspirait la phrase « Je crois que j’ai fait un drôle de rêve ! » et j’ai fait une peinture, collage autour de leurs réponses. Et maintenant, je vais lancer la question plus largement autour de moi et créer un tableau plus grand.

Troublant, si troublant…  Tant de talent et un tel désespoir.