Montsouris Communication, conseil en gestion et communication de crise, édition, publication de contenu sur internet, utilisation des réseaux sociaux
Mon bistrot sur le net, vie d'une mère 2.0, découvertes, étonnements, irritations, mots et images

Dans les années 70 les féministes brûlaient leur soutien-gorge, en 2010, elles enfilent des chemises en pilou

Et filent se blottir sous la couette pour dormir tout leur saoul.

Et oui, les femmes, dans leur majorité, n’ont pas leur content de sommeil pour être vraiment en forme. Arianna Huffington, l’éditrice de The Huffington Post, and Cindi Leive,  l’éditrice de Glamour, ont lancé une campagne sur ce thème.

Pour elles, les femmes ne pourront vraiment donner leur pleine mesure et réussir autant qu’elles le méritent qu’à condition de se reposer assez. Ce n’est pas pour rien que la privation de sommeil est une méthode qu’utilisent les sectes pour maintenir leur sujet sous leur contrôle.  Etre fatigué est un handicap pour réfléchir, créer, gérer ses relations, relever des défis au mieux.

Pour cela, il leur faut cesser de croire qu’elles doivent travailler plus que les hommes pour démontrer qu’elles ont mérité la place qu’elles occupent lorsqu’elles occupent un poste de responsabilité, cesser d’assumer la plus grosse partie des tâches ménagères et du suivi des enfants lorsqu’elles travaillent et cesser de vouloir se conformer au modèle de perfection véhiculé par les magazines féminins et qui exige de tout cumuler : réussite au travail, maison bien tenue,  corps entretenu, esprit cultivé. Un challenge !

Je n’ai pas informé mon chéri de cette nouvelle tendance.  Je ne vais pas amener d’eau au moulin de celui qui me vante inlassablement les charmes du sommeil.

Parce que, j’ai beau être convaincue qu’il faut défendre le droit des femmes, y compris, celui de dormir assez, j’ai deux gros problèmes :
- Je ne sais pas m’endormir dans des délais raisonnables ce qui laisse le champ libre à des ruminations mentales qui vont du pas très rose au franchement noir (sauf l’après-midi sur le canapé noir, sous la couverture rouge, après une nuit vraiment difficile, en regardant pour la 100ème fois le même épisode de Miss Marple et pour une sieste de 20 minutes)
- Mes rêves sont de la même couleur et donc, mes nuits sont nettement moins belles que mes jours.

Digital native, pas de doute !

Mon petit, élève de CM2, qui suit des cours d’anglais à l’école depuis le cp, à qui j’ai fait faire des activités ludiques pour l’initier aux charmes de la langue de Shakespeare et que j’ai emmené de nombreuses fois de l’autre côté du channel pour enfoncer le clou, mon petit ne sait toujours pas ce que veut dire near, next, behind, go to, there is, small, tall, knee, ear, bref, mon petit n’a rien appris en la matière.

Enfin presque rien parce que là, il m’entend dire que je suis en train de downloader un fichier et il me reprend :
- Ca ne se dit pas comme ça en français !
- Et on dit comment ?
- Télécharger.

Ben voilà, si je l’envoie seul chez les grand bretons,  il ne saura pas demander à manger, à boire, ni son chemin, mais il saura mettre à jour sa console de jeux !

Lire : Paul Morand, Fouquet ou le soleil offusqué. Histoire de la chute annoncée d’un écureuil qui faisait de l’ombre au soleil.

01/02/2010 admin un commentaire

Après avoir été visiter Vaux le Vicomte avec mes garçons, visite que je recommande à toute personne qui veut  concilier culture et détente, j’ai décidé de lire « Fouquet ou le soleil offusqué » de Paul Morand.

Cette lecture était un complément très agréable à ce que j’avais appris lors de ma visite sur la vie de Nicolas Fouquet (reconstituée dans une exposition qui allie différents procédés ludiques et spectaculaires) et comment la construction de ce superbe château précipita sa perte.

J’y ai trouvé notamment une description superbe de l’arrivée de la cour de Louis XIV à la superbe fête d’inauguration, cette fête  qui ulcéra le roi et lui fit décider la perte de l’insolent écureuil :

Puis le déchargement de toute cette cour rissolée, dans l’affairement des valets et des pages, de tout cet étalage de rubans, canons, aiguillettes, vertugadins et la presse de ces personnages considérables dans leurs énormes rabats de dentelle cousus au col et leurs cravates de batiste passées dans le sixième bouton du justaucorps, mourant d’envie d’ôter leur rhingrave et leur perruque posée sur un matelas de toile, tandis que les dames, en robe jusqu’à terre, fanfreluchées et frisées à quatre mèches gonflées de crêpés, dressaient leurs têtes coiffées de velours noir d’où sortaient les boucles tire-bouchonnées. Épaules ornées de galants et pieds pattus s’ébrouaient devant le perron stupéfaits par « cette maison qui élève la tête », par la fortune dont elle était l’image.


Categories: lecture

Mélancolie et bouts de ficelle

La collection de bouts de ficelle du grand papa : tout un grenier consacré au stockage de fils électriques dont on sa famille ne cessait de parler, mais auxquels personne n’osait toucher, ça raconte beaucoup de choses sur un homme :  sa passion pour l’électricité,  les cicatrices causées par la guerre 40,  une petite (ou grande) propension à être obcessionnel,  un caractère dominateur (tendance tyrannique)

J’y pense de temps en temps en jetant des paquets entiers de fils et cables, sédiments de l’histoire électronique de la maison.

Et , quand je pense à mon grand-père, je pense à mon père, le fils adoré, si différent, mais en même temps tellement héritier.

Les légataires les plus gâtés ne sont pas toujours ceux  qui avaient envie de recevoir ou ceux à qui l’on a donné de bonne gràce ou.

Categories: Souvenirs

Mais qu’allait-elle donc faire dans cette galère ?

29/01/2010 admin 2 commentaires

Mon préado est certes un archétype, mais du genre très typé. Il pousse le trait vraiment loin.  C’est très amusant parfois, nettement moins lorsque j’en suis la victime.

Hier, mon futur entrepreneur a eu une révélation. Il savait déjà que sa mère est exploitable, mais jusqu’à présent ça se limitait à la sphère domestique mais désormais il va l’upgrader et augmenter ses fonctionnalités. Il va l’utiliser aussi comme prestataire de services pour son entreprise. J’ai annoncé que j’allais faire un site pour sa soeur Marie.  Il lui en faut un à lui aussi.

Disponibilité de noms de domaines, achat d’un nom de domaine, fait. Mais mon nouveau patron est impatient « je n’ai que douze ans, c’est normal ! ». Ca ne suffit pas. Il voudrait que son site soit prêt là, maintenant, tout de suite et d’ici dimanche soir, date de livraison annoncée, ma vie va être un enfer.

Et lundi, livraison par Amazon de flash pour les nuls.  Je vais devoir me former en même temps que mon délicieux enfant parce qu’il a des jeux à écrire !

Mon préado n’est pas étrange, c’est un archétype

25/01/2010 admin 2 commentaires

Régulièrement, je regarde Pierre avec étonnement.  Jusqu’alors j’attribuais certains aspects de son comportement qui me déconcertaient à son caractère propre. Je me trompais, c’est générationnel :

Ses manifestations répétées d’attachement et de tendresse ne sont pas le signe d’un enfant plus affectueux que les autres.

Son projet d’entreprise de production et diffusion de jeux vidéos élaboré avec un sérieux qui ne laisse de côté aucun détail n’est pas l’expression d’un tempérament plus entreprenant que les autres.

Ils sont tous comme ça entre 8 et 14 ans : technos tradis sérieux (étude Disney sur plus de 3000 tweens des grands pays européens).

Néanmoins, je ne crois pas qu’ils aient tous poussé le sérieux  jusqu’à avoir déjà rédigé les statuts de leur société,  fait signer des contrats de travail à leurs copains et petit frère, les avoir mis à l’ouvrage, avoir déjà viré son frère pour insubordination et rendement insuffisante et avoir entamé leur propre formation à la programmation en C grâce à internet !

Sans compter qu’il se voit déjà éclipser Bill Gates et qu’il n’y a pas mégalo dans le portrait du tween moyen !

Ps : comme il faut grandir, l’affection se manifeste aussi par son revers, l’agressivité.

Un petit livre délicieux et grave : Le remplaçant d’Agnès Desarthe

22/01/2010 admin 4 commentaires

Un petit livre en apparence léger sur son grand-père et, en filigrane,  le livre qu’elle dit avoir voulu écrire sans y arriver alors qu’elle y est parvenu sans l’ombre d »un doute : le portrait de Janusz Korczak, directeur de l’orphelinat du ghetto de Varsovie,  en quelques traits à peine esquissés et beaucoup de plages vides qui laissent deviner.

Un livre qui ne parle que de l’essentiel : la survie, le sens de la vie, la dignité d’homme  en se donnant l’air de ne raconter presque que des anecdotes amusantes et légères. Un livre qui rappelle que le pire a eu lieu et que des hommes sont parvenu à l’éclairer.

Un livre à lire absolument.

Et qui rappelle un autre livre extraordinaire  : le dernier des justes d’André Schwarz-Bart.

Categories: lecture

Un petit livre délicieux et léger : Anna Gavalda, l’échappée belle

22/01/2010 admin 2 commentaires

J’y ai reconnu des choses de mon enfance, une certaine magie et aussi des choses de l’enfance de mes enfants : cette aptitude à se construire un monde étranger à celui des adultes.  Et ce qui reste de cette enfance dans nos vies.

Une lecture comme une eau de toilette légère et fraîche mais dont le parfum s’évapore vite.

Categories: lecture

Mots d’adonaissants, ils sont délicieux ces petits

François, 11 ans, enfant qui ne vient pas vraiment d’un milieu culturel défavorisé décrit la pub Hédiard :
 » Ah ! la meuf qui va chercher de la bouffe ! »

Pierre, 12 ans, furieux contre ses parents, qui, bien sûr, font tout de travers et ne le comprennent pas :
 » Et c’est pas juste, lui tu l’appelles mon petit rat et moi tu m’appelles mon poussin. J’aime pas les poussins ! »

Indignation illégitime

Notre petit dernier est revenu la mine basse de l’école vendredi dernier. Il a été puni.  Sa voisine Ninon chantonnait et çà l’énervait. Il lui a demandé de cesser. Elle a continué. Et il l’a insulté  et l’a traitée de sa..pe. Euh, pas très élégant.

Comme notre petit dernier a recommencé depuis plusieurs semaines à jouer les gentils anars à l’école et perturbe très régulièrement la classe,  il n’a bénéficié d’aucune indulgence : 20 lignes.

Et il a râlé. Contre Ninon, bien sûr dont c’était la faute.

Contre la maîtresse aussi. Certes, il trouvait normal d’avoir été puni. Conscient d’avoir proféré une injure inacceptable. Mais il trouvait insultant qu’elle lui ait fait écrire le terme gros mots pour qualifier son adjectif :
- Ça fait bébé. Elle exagère. Elle me respecte pas !

Contact
 
© Montsouris communication / 2000-2009.
Reproduction interdite sans autorisation

Déclaration Cnil n° 702831
 
Montsouris.com
 

Propos sur la crise, le blog