Mama don’t touch : 2 petits tableaux en hommage à Louise Bourgeois ; tribute to Louise Bourgeois, two small paintings
J’ai raconté comment ils (ou elles) étaient arrivés dans ma tête. Les voici en toile et en peinture.
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J’ai raconté comment ils (ou elles) étaient arrivés dans ma tête. Les voici en toile et en peinture.
Hier, nous avons reçu pour un pique-nique vespéral dans notre jardin en pleine reconstruction, un groupe d’amis que nous n’avions pas vu depuis longtemps ainsi que des amis de ceux-ci. Ils étaient accompagnés de certains de leurs enfants.
Ils ont mangé à l’ombre des arbres avant de se lancer dans le projet dont notre maison était la première étape : un relais à bicyclette. Ils vont rejoindre Lyon par les routes de traverse.
Les premiers à s’élancer étaient les plus jeunes, suivis quelques minutes plus tard par les autres membres de l’équipe dans leur voiture.
J’ai fini par comprendre le fonctionnement de la course. Chaque équipe pédale 6 heures et parcourt 60 kilomètres en se relayant à leur guise.
Deux jeunes garçons roulent
A travers champs vers le Sud
Dans le tout jeune soir
Two young boys on bike
Through the fields towards the south
In the young evening
Les relais suivants sont partis plus tard et ont pu profiter d’un superbe coucher de soleil.
Il y a quelques jours Louise Bourgeois est morte. Certaines de ses oeuvres, sa vie, sa façon sublime de vieillir… J’aurais tant aimé la rencontrer.
J’ai joué quelques jours avec l’idée d’un tribu, quelque chose dans le genre de ce que j’ai créé si spontanément pour Alexander Mac Queen. Mais rien ne se dessinait. Alors j’ai oublié. En plus, depuis quelques jours, je me sentais totalement « out of focus » en matière de peinture, ce qui me rendait un peu cafardeuse.
Avant-hier, j’ai discuté araignées sur Buzz. Et je me suis souvenue de cette araignée dans le Turbine hall de la Tate modern, il y a dix ans.
Elle m’avait d’autant plus marqué que c’était ma première visite de ce qui était devenu instantanémant un de mes musées préférés. Et le fantôme de Louise Bourgeois a guidé ma main pour un petit croquis à l’arrache d’un projet. J’étais bien trop fatiguée pour commencer quoi que ce soit même fouiller dans mes papiers ou sur le net pour trouver quelques images.
Au petit matin, avant que la chaleur, les oiseaux ne me sortent totalement du sommeil, le premier projet de tableau en a engendré un autre, son négatif, si l’on peut dire.
Faute de supports appropriés, je n’ai pas pu me mettre au travail tout de suite. J’ai juste pu chercher des images et j’ai réalisé que pour mon deuxième projet devait beaucoup à d’autres oeuvres de Louise Bourgeois vues il y a Beaubourg à l’occasion de l’exposition elles@centrepompidou.
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J’ai du encore attendre l’heure d’ouverture de Sennelier. Enfin, j’ai pu commencer … par la fin comme lorsque je fais un repas ce qui me vaut de ne rien avoir à servir lorsque mes convives arrivent si je suis en retard !
Les pigeons roucoulent
Il est tôt, matin d’été,
L’air est déjà chaud
Pigeons are crooning
It’s early, summer morning
The air is yet hot
Des roses teintent le mur
Des filles rient dans le jardin
Ce matin l’été
Roses taint the wall
Girls laughters in the garden
Summer this morning
Jusqu’au bout du noir
Aller jusqu’au bout du noir
Revenir enfin
To the pitch of dark
Let go to the pitch of dark
And come back at last
Ciel bleu, mer étale
L’immobilité triomphe
Le rêve est sans prise
Blue sky, slack water
Immobility triumphs
No hold for the dream
Le gris a pris le lac
Ciel éteint, les eaux sont d’étain
Mais nous sommes ensemble
Many shades of grey
The lake drowns in bad weather
We are together
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