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Le rayon vert

« Un rayon vert, mais d’un vert merveilleux, d’un vert qu’aucun peintre ne peut obtenir sur sa palette, d’un vert dont la nature, ni dans la teinte si variée des végétaux, ni dans la couleur des mers les plus limpides, n’a jamais reproduit la nuance! S’il y a du vert dans le paradis, ce ne peut être que ce vert-là, qui est, sans doute, le vrai vert de l’espérance.ce Rayon Vert se rapportait à une vieille légende née au pays des Highlands, et qui affirme ceci : c’est que ce rayon a pour vertu de faire que celui qui l’a vu ne peut plus se tromper dans les choses du sentiment; c’est que son apparition détruit illusions et mensonges; c’est que celui qui a été assez heureux pour l’apercevoir une fois, voit clair dans son coeur et dans celui des autres. »

Jeudi 29 septembre 2005, aux alentours de 20 heures trente, j’ai vu le rayon vert ! Je suis donc désormais clairvoyante. Le rayon sortait vif et acéré de la coupole de l’observatoire et c’est vrai qu’il était d’une couleur très particulière, vert laser !

J’ai cru qu’il s’agissait d’une entreprise poétique en l’honneur de Jules Verne. Un petit éclair de folie lancé dans le ciel de Paris. Il ne s’agissait que d’une expérience scientifique.

Mais les expériences scientifiques naissent de l’imagination des hommes et les plus grandes découvertes se font dans les chemins de traverse.

Les aubes sont-elles vraiment plus belles que les crépuscules ?

lever de soleil lac de Genève

Tombée du lit aux petites heures du matin plusieurs jours de suite, j’ai eu droit à quelques levers de soleil plus superbes les uns que les autres.

Et quelqu’un m’a dit que les plus belles photos de crépuscules sont faites à l’aube.

J’espère qu’il mentait !

Post écrit un été il y a déjà plusieurs années

Nuit blanche, un succès malgré un programme sans grand intérêt

DSC_0224Nous avons partagé à toutes les éditions de la nuit blanche et, cette année, en regardant le programme, j’ai eu une désagréable impression de retour en arrière : le retour des cultureux intellectualisants au détriment du bonheur de déambuler et d’admirer. Et quelques pépites dans des lieux petits et donc des heures de queue à la clé.

Un des rares lieux vraiment prometteurs : les Buttes-Chaumont. Vraiment trop loin. Alors nous nous sommes rabattus sur ce qui passait au jardin du Luxembourg. Bof, bof et rebof.

Heureusement que l’Observatoire envoyait son rayon vert dans le ciel de Paris et que la nuit était douce. Bertrand Delanoë a manifestement passé un pacte avec Belzébuth à ce sujet et obtenu que le temps soit exceptionnel chaque année lorsqu’il envoie les parisiens dans la rue au début de l’automne.

Une image de la nuit blanche 2008, la meilleure pour nous exaequo avec 2007

La meilleure défense c’est l’attaque ou sa simulation : épeire fasciée

epeireAraignée qui tisse souvent sa toile dans les grilles de mots croisés, elle se déguise en frelon pour être épargnée des oiseaux qui craignent de se faire piquer.

Elle aime tisser sa toile au soleil et pond jusqu’à 300 oeufs à la fin de l’été qu’elle emballe dans un cocon tout rond.

Celle-ci, je l’ai croisée dans la montagne en Suisse. Elle tissait sa toile aux abords d’un  chalet qui me fait irrésistiblement penser à celui de Heidi et où j’ai passé de délicieux instants.

Voyager en Angleterre, Londres, vision incongrue : la police montée

police

The independant se pose aujourd’hui la question de savoir s’il est encore utile en 2010 d’avoir une branche de la police qui se propulse en se juchant  sur des quadrupèdes.

Leur fonction est avant tout le contrôle des foules : matchs de foot, concerts de rock, obsèques royales… Et accessoirement de renseigner les égarés qui les repèrent facilement.

A  l’origine, ils devaient patrouiller Londres à la recherche des maraudeurs.  Mais l’origine, c’était 1760 !

Une utilité, j’en vois une, indéniable.

Ils sont un sujet de photographie pour le touriste français en promenade à Londres.

Pour mémoire : en plus de la police montée, les anglais ont aussi les horse guards que l’on peut voir parader devant Buckingham et s’entraîner à Hyde Park. En France, nous avons la garde républicaine … à cheval, mais plus de police montée… si ce n’est à bicyclette et à rollers !

La gloire de Johnny

Depuis quelques jours, les médias bruissent autour du petit cancer de Johnny.

Et je me souviens de ces remarques du schmurck numéro 1 :

« Johnny Halliday, c’est qui ? »

Puis voyant à quoi ressemblait le quidam

–  Ah, je le connais, il est passé 3 fois à la star ac ».

La roue tourne !

L’ami imaginaire, James, il s’appellait James

jamesIl a fait partie de la vie du schmurck numéro 1 durant plusieurs années. De la maternelle aux débuts de l’école primaire.

Au début, nous n’avons pas très bien compris de qui il s’agissait. D’autant que notre schmurck  ne nous l’a pas présenté comme tel :
– Bonjour, je vous présente James, mon ami imaginaire

Dans ses discours volubiles mais pas toujours très structurés, il arrivait comme Zorro ou Spiderman en renfort au moment le plus critique, mais contrairement à ces homologues célèbres, ce héros n’était pas doté d’une panoplie immarcescible, bien au contraire. James changeait de nationalité, d’âge, de compétences, de talents et même de gabarit en fonction des besoins.

Je trouvais James envahissant mais après qu’il ait disparu de nos vies en catimini, il a fini par me manquer.

Sauver le nabaztag, exterminer les poux

sexynab2Pendant que mon chéri s’efforce d’exterminer les poux qui se sont embusqués tout l’été dans l’école pour sauter sur la tête de mon petit dès le premier jour de la rentrée, un de mes copains tente de sauver les nabaztag.

Pour une fois, ma sympathie va plus au chasseur qu’au lapin.

Parce que le nabaztag, je lui dois un bide très décevant et une bonne couche de ridicule.

Noël 2005, j’étais immensément fière du cadeau trouvé pour mon chéri grand amateur de technologie, un lapin électronique. Il l’a à peine regardé et, j’ai été sauvée du bide absolu et de la rancune maritale par une vieille affiche en métal que j’avais eu la chance de dénicher quelques jours avant et pas la patience de garder pour lui offrir plus tard.

Il faut dire que ce lapin était crétin avant l’heure. Lorsque mon chéri a essayé de le paramétrer après l’avoir regardé d’un oeil torve pendant plus de 24 heures, il a obtenu la réponse « numéro de série déjà  attribué ». Ce qui lui a fait dire que j’avais acheté son cadeau d’occasion !

Pendant que le père dédaignait son nabaztag , Le schmurck numéro 2 qui avait lui aussi reçu un compagnon électronique à noël apprivoisait son furby.

L’animal n’a jamais rien fait d’autre que tourner les oreilles en clignotant joliment.  J’aurais pu me satisfaire qu’il ne puisse servir que de décoration de noël si je ne l’avais pas payé si cher. J’ai donc entrepris une opération dépannage. Après plusieurs échanges de mail et appels téléphoniques, j’ai appris que mon bestiau avait un alzheimer aussi précoce qu’avancé. Une seule solution : le ramener chez le fabricant et lui changer une partie du cerveau.  J’ai décidé de ne pas perdre mon temps en plus de mes sous et la bête est allée directement de sous le sapin de noël au grenier.

Quelques temps plus tard, j’ai tenté de le recycler dans mon activité de rimailleuse du dimanche, mais je n’ai pas trouvé d’autres rimes à nabaztag que gag !