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Archives pour la catégorie ‘découvertes’

Deadzone, créer avec la mort en face, une expo au musée d’art moderne de la ville de Paris

13/12/2009 admin 2 commentaires

immendorf dans son studioJe souhaitais y aller depuis que j’en avais entendu parler. J’avais  été subjugué par l’exposition sur Hélène Sferbeck quelques mois auparavant et fascinée par le remarquable documentaire de Razvan Georgescu « Testaments » sur des artistes confrontés comme lui à l’imminence de leur propre mort.

L’affiche, un article du Monde sous-titré : « créer intensément avec la mort en face » avaient attisée cette envie.

Grosse déception dans les trois premiers quarts de l’exposition. Martin Kippenberg c’est bien, mais pas transcendant, Hartung, c’est bien comme d’habitude, Joan Mitchell moins inspirée que dans d’autres de ses oeuvres,  deux bouleversantes photos de Mapplehthorpe qui font ressortir la platitude des autres, des installations qui n’ont d’art que le nom qu’elles se donnent et puis, Dieu merci  Hannah Villiger et ses superbes photos et surtout comme dans « Testaments »Jörg Immendorf : immense jusqu’au dernier instant.

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Regarder sa mort avancer droit dans les yeux – haiku sur Helene Schjerfbeck

heleneHélène peint l’hiver
Qui gomme les traits, ronge la chair
Fait d’elle un désert

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Le livre des nuages de Chloe Aridjis

DSC_0285Ca pourrait s’appeller le poids des ombres. Un beau roman triste sur Berlin comme une valse lente, jouée en sourdine et dansée par des fantômes.

« Et, et bien, vous savez, une existence entière pourrait se réduire à cela, monter doucement rejoindre un banc de nuages, se fondre dans le lent troupeau et, en quelques instants, sans avoir laissé la moindre empreinte sur le monde, rendre à l’atmosphère les éléments bièvement prêtés. »

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Rendons à Schopenhauer ce qui est à Schopenhauer et pas à Audiard

10/11/2009 admin 4 commentaires

« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »

Cette célèbre réplique d’Audiard n’est rien de plus qu’un résumé percutant d’une anecdote de la vie de Schopenhauer.

Il mangeait à son club. Un autre client l’aborde et lui pose une question à laquelle il répond de façon lapidaire :
- Je ne sais pas.
Le quidam commente :
- Et bien, je pensais qu’un grand sage comme vous avait réponse à tout.
Réplique de Schopenhauer :
- Non, le savoir est limité. Seule la bêtise est sans limites.

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Le retour de la montre d’Emile

02/11/2009 admin 2 commentaires

Mon beau-père a légué à son fils, mon chéri, une montre mécanique qui se recharge lorsque l’on bouge. Cette montre fonctionne très bien portée par un agité mais montre des faiblesses si c’est un calme qui se promène avec.

On n’arrête pas le progrès. L’utilisation de l’énergie produite par l’agitation quotidienne des individus est de retour dans l’actualité.

Categories: découvertes

La meilleure défense c’est l’attaque ou sa simulation : épeire fasciée

epeireAraignée qui tisse souvent sa toile dans les grilles de mots croisés, elle se déguise en frelon pour être épargnée des oiseaux qui craignent de se faire piquer.

Elle aime tisser sa toile au soleil et pond jusqu’à 300 oeufs à la fin de l’été qu’elle emballe dans un cocon tout rond.

Celle-ci, je l’ai croisée dans la montagne en Suisse. Elle tissait sa toile aux abords d’un  chalet qui me fait irrésistiblement penser à celui de Heidi et où j’ai passé de délicieux instants.

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Comment je me suis mise à aimer Charles Aznavour

Mes parents possédaient quelques dizaines de 33 tours, mais nous passaient presque toujours les mêmes : Brassens, Brel, Piaf, Charles Aznavour, Sydney Bechet, Ella Fitzgerald, puis plus tard Joan Baez. J’aimais tout sauf Charles Aznavour et Ella Fitzgerald.
Ella, rien à faire, je ne m’y fais pas et pourtant j’aime le jazz et les voix de femmes… C’est la faute au scat !
Aznavour, je trouvais ça ringard et puis, princesse Marie il y a quelques années m’a dit qu’elle adorait Aznavour, ça m’a étonné, j’ai réécouté et je suis pas mal revenue de mes préventions.
Une des chansons qui m’avait convaincue qu’Aznavour était un chanteur pour vieux c’est « les plaisirs démodés ». Je l’ai entendue hier chantée en anglais par Aznavour à Stéphane Audran dans « dix petits nègres ». Traduite, elle perd toute la gnangnanterie qui me la rendait insupportable et devient une très belle chanson et je succombe à son charme avec plaisir et sans retenue.

Mes parents possédaient quelques dizaines de 33 tours, mais nous passaient presque toujours les mêmes : Brassens, Brel, Piaf, Charles Aznavour, Sydney Bechet, Ella Fitzgerald, puis plus tard Joan Baez. J’aimais tout sauf Charles Aznavour et Ella Fitzgerald.
Ella, rien à faire, je ne m’y fais pas et pourtant j’aime le jazz et les voix de femmes… C’est la faute au scat !
Aznavour, je trouvais ça ringard et puis, princesse Marie il y a quelques années m’a dit qu’elle adorait Aznavour, ça m’a étonné, j’ai réécouté et je suis pas mal revenue de mes préventions.

Une des chansons qui m’avait convaincue qu’Aznavour était un chanteur pour vieux c’est « les plaisirs démodés ». Je l’ai entendue hier chantée en anglais par Aznavour à Stéphane Audran dans « dix petits nègres ». Traduite, elle perd toute la gnangnanterie qui me la rendait insupportable et devient une très belle chanson et je succombe à son charme avec plaisir et sans retenue. malgré l’accent un tantinet franchouillard de Charles. Faut dire que « Just melt against my skin », ça tente plus que « Je veux sentir mon corps par ton corps épousé »

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