Archives de catégorie : Ma loft story, journal d’1 mère 2.0

Journée internationale de la femme

Je n’étais pas au courant, mais ce matin en ouvrant mes mails, un message de Laurence Parisot, même si j’ai de chef d’entreprise surtout le nom, ce n’est pas désagréable.

Et puis, je suis contente de voir les femmes de ma génération, les premières à vraiment bénéficier des acquits du féminisme et celles de la génération du dessus qui ont du se battre pied à pied, dans une lutte d’une âpreté dont nous avons fort heureusement oublié la violence, je suis contente de voir ces femmes reprendre le flambeau en ce moment pour prévenir la régression dont, comme elles, je perçois les signaux.

Je ne suis pas une ultra du féminisme. Je crois qu’il y a des tropismes féminins et masculins aussi bien dans la sphère domestique et dans la façon d’aller chasser le bison (que ce soit à l’école, au travail, en politique, dans les associations,…) et qu’il ne faut pas vouloir les nier. Mais je crois viscéralement que les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes et que ces droits ne doivent pas être nominaux. Ce qui signifie des dispositifs législatifs, réglementaires et sociaux (gardes d’enfants, formation continue, …) adéquats.

En France en la matière nous sommes privilégiées par rapport au reste du monde. Certes ! Mais il nous reste bien du chemin à parcourir avant que la voix des femmes s’entendent aussi bien que celles des hommes en politique, dans les entreprises et même dans les maisons.

Le tableau qui illustre cet article a été peint en 1989 !

Illustration friday : confined, réservé ; a dental inspiration, une inspiration dentaire

This week, the motto for illustration friday is confined, but with a very peculiar meaning : “Laughter is one of the very privileges of reason, being confined to the human species.” ~ Thomas Carlyle.

My vision of this privilege.

Cette semaine, le thème d’illustration friday était réservé, mais dans un sens très particulier : « le rire est le véritable privilège de la raison, étant réservé à l’espèce humaine. » ~ Thomas Carlyle.

Ma vision de ce privilège.

Décidément rien en moi de Bartleby mais j’ai bien aimé quelque chose en lui de Bartleby de Philippe Delerm

bartleby7 octobre 2009 : Je voulais écrire aujourd’hui sur le livre de Philippe Delerm que j’aurais eu le temps de finir et raconter mon expérience d’accélération de projets que j’aurais eu le temps d’analyser.

Pas la moindre envie de dire « I would prefer not to » parce que j’aurais bien voulu justement …

Je remets donc à demain le plaisir de disserter sur mon identité personnelle et numérique et celle des autres qui usurpent souvent la votre.

Nous courons en effet plus de risques d’être victime d’une usurpation d’identité que cambriolé !

12 décembre 2009 : J’ai aimé le Bartleby de Delerm peut-être parce qu’il me ressemble si peu !

Sos élastiques à votre service

Pierre, 12 ans, arbore au poignet un élastique en guise de bracelet. La jolie Lili, 24 ans, grande soeur, l’interroge sur cette nouvelle mode dont elle n’a pas eu vent. Il répond sur le ton de l’évidence :
– C’est pour les filles !
– Pour leur plaire.
– Non, pour les dépanner. Elles ont toujours besoin d’un élastique.
– T’as raison, c’est pas bête comme moyen de te faire bien voir d’elles.

Intervention du petit, presque 11 ans, autoproclamé expert en coiffure féminine
– Vaudrais mieux porter un chouchou. Les filles mettent des chouchous.

Reprise d’autorité de la jolie Lili, fashion addict comme toutes les filles de sa génération
– Ah, non, Karl Lagerfeld a dit que le chouchou c’était totalement ringard !

Dur, dur de ressembler à un héros !

struwwelLe schmurck numéro 1 a vécu un moment difficile en cours de sport cet après-midi. Ses camarades de classe se sont moqués de lui. Non qu’il se débrouille mal, il est et de loin un des meilleurs dès lors qu’il s’agit de remuer !

Ils ont brocardé son physique. Certes il n’est pas très grand, mais comme pas mal de garçons de son âge. A douze ans, tous n’ont pas commencé leur poussée de croissance. Il n’est pas gros, ni maigre, ni contrefait, ni couvert de pustules. Ce n’est pas Shrek…

Mais, il a la peau très blanche, les cheveux sombres et les lèvres écarlates. Et il s’est fait traiter de vampire.

Je l’ai consolé en lui expliquant que ces camarades avaient exprimé leur jalousie. Le vampire ça le fait un max en ce moment auprès des filles.

Mais il a chougné sous les quolibets et ça, m’a-t-il répliqué, ça le fait pas.

Il est pourtant bien joli mon vampire !

Je m’inquièterais presque

ecoleLe schmurck numéro 2 a muté pendant les vacances. Il a quitté le CM1 plutôt cancre et franchement dissipé. Le voici élève de CM2 concentré et sérieux.

Hier soir, je m’inquiète de la leçon qu’il doit apprendre :
– Mais ne t’inquiètes pas maman, je travaille bien, je la sais par coeur ma leçon. Tu as bien vu, je n’ai que de bonnes notes.

C »est vrai, j’ai vu. J’ai eu un choc à chaque fois que j’ai signé le cahier.

Hier soir, encore, sursaut soudain, il est 21h28, quasiment l’heure d’éteindre la lumière et j’ai oublié de dire à SC2 qu’il était temps d’aller se coucher.
– François, il faut que tu ailles te coucher.
– Mais je suis déjà dans mon lit Maman.

Merdre de merdre, c’est  trop tout ça.

Enfin ce serait trop s’il n’avait pas ramené de l’école ces jours derniers une note de conduite, certes au dessus de la moyenne, mais de si peu et deux punitions à signer. Ouf, il n’a pas subi une lobotomie sans que je m’en aperçoive !