Archives de catégorie : Ma loft story, journal d’1 mère 2.0

Lili passe le permis, un feuilleton presque aussi long que dynastie

Lili passe le permis depuis qu’elle a dix huit ans. Elle en aura 25 après-demain.

Le premier épisode, le code, vient juste de se terminer il y a quelques mois. Il faut dire que la candidate ne forçait pas forcément sur le champignon. Je me souviens d’un savoureux dialogue :
– Moi : Lili, tu en est à combien de fautes quand tu t’entraînes.
– Lili, d’ordinaire agile avec les mots : Bleuh !
– Moi : Quoi Bleuh !
– Lili : Bleuh !
– Moi : mais Enfin ?
– Lili : je peux pas dire. J’ai honte.
– Moi, la mère, la gourde : Mais comment ça se fait ?
– Le petit ami de Lili : Cécile, le manuel, tu l’as lu ?
– Lili : Ben non, c’est pas possible, c’est vraiment trop barbant ce truc.

Pour la conduite, elle a décidé de se montrer inattendue. Ma fille qui maîtrise l’intendance et les contraintes du quotidien. Elle que l’on peut qualifier de pragmatique s’est mis à faire preuve d’une totale fantaisie un volant entre les mains, une émule de Gaston Lagaffe. A tel point, que plus personne dans l’auto-école qu’elle fréquente n’a voulu lui donner de leçon à part une monitrice particulièrement intrépide ou particulièrement compatissante.  Au bout de plusieurs mois, elle a fini par progresser et la monitrice toujours aussi hardie l’a présentée à l’examen.

Et là, elle a décidé d’appuyer sur le champignon… au mauvais moment…  Car si l’examinatrice n’avait pas elle appuyé sur le frein ma Lili jolie aurait grillé un stop et embouti l’auto le jour du permis !

Ecrit dans le livre de sciences…

Depuis des années, nous répétons au schmurck numéro 2 que manger un peu plus lui ferait du bien. Depuis des années, il ne nous écoute pas. Et aujourd’hui à l’heure du goûter, il m’a déclaré sur un ton péremptoire :
– Ca ne va pas du tout, je suis trop léger !
– Qui te l’a dit ?
– C’est écrit dans mon livre de sciences. Faut faire quelque chose !
– Ben oui, faut faire ce que nous te disons depuis des années manger un peu plus.

Et là, regard noir, plutôt incrédule. Pour qu’il me croit vraiment, il faudrait aussi que ce soit écrit dans le livre de sciences : si vous êtes trop menu, mangez un peu plus que trois fois rien !

Illustration friday, linked, lié

The subject this week is linked from this quote : « For me, the only things of interest are those linked to the heart ». ~Audrey Hepburn
Le sujet de cette semaine est lié, au sens de cette citation : « Pour moi, les seules choses d’intérêt sont celles liées au coeur ». – Audrey Hepburn

Linked in the heart, this images comes from a series of illustrations and paper cuts  and colorings inspired by the meeting of Lilac with Hans Christian Andersen in her first series of adventures :  Lilac’s magic bed.

Lié dans le coeur, cette image vient d’une série d’illustrations, papiers découpés et coloriages inspirés par la rencontre de Lilas avec Hans Christian Andersen dans sa première série d’aventures : le lit magique de Lilas.

Pâques, ça m’inspire !

Le hameau des ossements où nous avons une maison de campagne est situé en plein milieu des champs, à quelques centaines de mètres de tas de cailloux, dont la légende veut qu’ils soient les vestiges du château fort d’un certain Galérand.

Grisée par les rayons du soleil de ce lundi de Pâques, j’ai décidé d’entretenir mes plate-bandes. Un peu de désherbage pour commencer. Un peu de déco pour continuer. Faute de coquilles saint-Jacques pour mes bordures, je décidais d’aller piocher dans les pierres de Galérand.

Je partis donc joyeuse poussant ma brouette. Quelques petits cailloux mignons ramassés au bord du chemin pour commencer. J’avançais légère et gaie jusqu’au premier amas de grosses pierres. Oh la jolie mousse! Oh les jolies découpes ! Oh la jolie couleur ! Oh là, ça va être lourd, il faut que je m’arrête.

Oh là, c’était fort lourd. Le demi-tour fût déjà laborieux. J’aurais pu alors me délester. Mais c’aurait été faire montre de plus de raison que je n’en possède.

J’ai fait autant de pauses sur le chemin du retour que Jésus sur le chemin du Golgotha ! Et heureusement que j’ai trouvé en route une bonne âme pour m’aider à porter ma croix, ou du moins à sortir ma brouette du trou boueux dans lequel nous étions toutes deux embourbées.

Après le Galérand du hameau des ossements, la galérienne !

Roger la bascule n’est plus là, mais le trottoir est toujours en pente

Mon quartier possède un charme faubourien. Il a peu changé depuis les années 30,  période à laquelle Paris a grignoté ses derniers espaces un peu « campagnards ».

Mais de faubourien hors le look, il n’aura bientôt plus rien que l’air.  C’est à tel point un décor qu’il est devenu un lieu de tournage.

Même le bouboui du bout de la rue s’est boboïsé et est devenu un très agréable hôtel restaurant de style  marocain branché.  Une excellente adresse d’ailleurs pour qui veut séjourner à Paris dans un lieu impeccable, agréable et au calme pour un prix modéré : le Myosotis.

Mais quelques héroïques gaulois font de la résistance. Les Thénardier: la mère incrustée dans son appui de fenêtre, le père traînant la savate derrière une chose à courtes pattes et la fille son air d’ennui profond et puis le café tabac rue de la Tombe Issoire. Tous les restaus, bistros, commerçants du quartier font des travaux et se transforment façon Bastille, Marais et tutti quanti.  Le tabac lui a réussi à avoir l’air plus ringard après qu’avant. Un exploit !

Celui qui a abandonné la bataille il y a quelques mois, c’est Roger la bascule. Il avait renoncé à ce qui le faisait pencher et zigzaguer sur nos trottoirs pour durer.  A-t-il renoncé aussi à notre rue ou avait-t-il vraiment trop tiré sur la corde. Je ne sais pas.  Je sais juste que je ne le vois plus.

Le schmurck numéro 2 a pris la relève. Il a toujours zigzagué sur les trottoirs. Marcher de travers comme les crabes lui est plus naturel que marcher droit, mais il y a quelques jours il titubait aussi. Je lui en ai fait la remarque et il a eu cette remarque que n’aurait pas renié René :

– C’est normal que je marche pas droit, c’est parce qu’il y a de la pente. J’ai même failli m’écrouler ! »

Illustration friday : Rescue, sauver ; Alice again, Alice de nouveau

Cette semaine, le thème d’illustration friday est l’espoir qu’un personnage providentiel va venir nous sauver et nous apporter le bonheur éternel. L’occasion pour moi de m’atteler à la suite de mon adaptation d’Alice au pays des merveilles, Lilas au pays d’Alice et de la dessiner se rêvant dans le jardin extraordinaire. Il va falloir que je complète ma formation à Illustrator si je veux être satisfaite du résultat final ! Mes premières images  sont ici.

This week, illustration friday’s theme is the hope that some providential being will come to our rescue and bring us eternal happiness. The opportuny to go on with my adapatation of Alice in wonderland, Lilac on Alice’s steps. I have to improve my knowledge of illustrator if I want to be satisfied with the final result ! My first images are here.

Les amours de Pierre

Un titre qui sonne drôlement bien.

Mais à  douze ans, pas facile d’emballer les filles…

Mon matamore favori est revenu de colonie aux sports d’hiver le nez bouché.

Il a, dixit, fantastiquement dansé à la boum, c’était génial, mais, quand le temps des slows est venu, patatras. Tous ses copains ont réussi à emballer (sic) et lui s’est pris un râteau (resic). La fille qu’il kiffait à mort l’a traité de bolos. Et il a passé la fin de la soirée à pleurer.

– Elle n’ était pas si bien que ça, ça se trouve.
– Si, c’est pour ça que j’ai pleuré à fond et que j’ai le nez bouché !

Faudrait peut-être que mon Pierre se montre un peu moins sanguin et sensible, un peu plus minéral en somme pour parvenir à ses fins ?