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Café des usages des réseaux sociaux, la preuve que nous avons failli devenir des vedettes

caf11 h 30 : un mail d’une journaliste de France 2 qui veut faire un mini reportage sur les organisateurs du café des usages des réseaux sociaux sur le thème des traces laissées et du droit à l’oubli pour le 20h de France 2 le soir même. J’appelle aussitôt. On tombe d’accord sur une heure et deux lieux possibles.

Merdre, je suis toute seule et je le sens pas en solo le reportage.

J’appelle Raphaêl, le lui laisse un message,  j’annule mon déj, je prépare le sujet, je file à la cantine continuer de préparer. 

J’ai Raphaêl au téléphone. Nous sommes raccord sur les messages que nous aimerions faire passer.

Argh, y a une présentation. On a le droit de tourner mais sans faire le moindre bruit.

Raphaêl passe en courant entre deux rendez-vous. Petite discut complémentaire. Nous sommes toujours en phase sur ce que nous souhaitons dire.

Je file dans le passage négocier avec le cafetier et le restau chinois  un éventuel lieu de substitution. Ils sont ok, mais ils ferment tous deux à 15h15;

La journaliste et son équipe arrivent. Présentations. Franck file chercher Raphaêl qui est en rendez-vous. Raphaêl arrive et pof il embrasse Mallory. Elle est un peu surprise.

Discussion, calage du reportage. Ils adorent la cantine, ce lieu emblématique du numérique parisien. Il faut rester ici. Nous allons tourner sans faire trop de bruit au bar après avoir patienté le temps que le perco s’arrête.

Ca se passe très bien. Mallory est une journaliste aussi compétente, efficace que charmante et les membres de son équipe sont gentils et très professionnels.

Je préviens une partie de mon entourage en leur disant qu’il y a toujours un risque assez élevé lorsque l’on fait ce genre d’exercice que ce ne soit pas diffusé. C’est la règle du jeu.

Mais, Monsieur Bachar el Assad a décidé d’accorder un entretien exclusif au JT de France 2… et nous avons été déprogrammés.  Heureusement Franck, l’organisateur du start-up week-end, nous avait immortalisés.

Nous sommes passés le lendemain : On ne me voit pas, on ne voit que Raphaêl et quelques secondes et juste le moment où le message qu’il fait passer n’est pas vraiment ce qu’on voulait dire. Mais y a bien l’incruste café des usages des réseaux sociaux

Café des usages, je suis usée …

tasseLe programme est calé. Il y aura des ajouts et des précisions mais ça ne changera pas les objectifs, les sujets abordés et le sens de la manifestation que j’organise le 28 novembre après-midi au Cnam.

Il faut donc commencer à communiquer. Et bien évidemment, mon chéri qui, jusqu’alors n’avait jeté qu’un oeil distrait sur ce que j’avais écrit en a pointé toutes les faiblesses. J’ai du tout réécrire et, poum, patatras, toute la mise en page du blog est allée au tapis. Et moi avec, quelques heures plus tard après un laborieux combat pas totalement victorieux contre les balises de style.

Le résultat de notre collaboration est visible sur le site du café des usages.

Quand le miteux devient poétique

faneurDans le métro, un musicien à l’accent venu des balkans se lance. Je suis en train de lire un très bon livre d’Edmund White et je me bouche les oreilles.

– Pour…
Et dzim, dzim, dzim

– Pour les enfants.
Et là, une étrange version de la danse des canards

– Pour les adultes, de la musique tzigane
Et dzim, dzim, dzim, la musique toujours aussi expédiée accompagne un chant superbe.

– Et maintenant Mauttttzzzaaaarrrte
J’ai alors partagé avec la jolie jeune fille assise à côté de moi un éclat de rire étouffé.
Et dzim, dzim, dzim, la petite musique de nuit version tgv.

Et puis je ne sais plus quoi. Et il s’est promené pour récolter des pièces et a expliqué à des petites mémés qui se la pétaient que non, ce n’est pas Chostakovitch qui avait écrit de la musique que lui avait piquée les tziganes, mais l’inverse.

J’ai mis des sous dans son petit gobelet et il m’a souhaité une éternité de bonheur et de belles choses. 

Je ne sais pas si j’aurais tout ça, mais, pas de doute, il m’a offert un des plus jolis moments de ma journée. Et abandonner quelques instants la lecture d’un livre appellé « the flaneur » pour cueuillir quelques instants plaisants, quoi de plus normal !

Princesse Marie, pionnière de l’internet mobile

Bien avant que l’internet mobile soit accessible et à la mode, princesse Marie l’avait inventée.

iphoneRégulièrement mon téléphone sonnait et j’entendais la voix affolée de ma fille :

– Maman, j’ai rendez-vous dans un quart d’heure, mais je ne sais pas où. Tu peux te connecter à mon compte mail et regarder.
– Maman, je suis perdue, je vais 52 rue de la paix et je ne sais pas comment y aller. Tu peux regarder le plan sur internet.
– Maman, je suis à l’aéroport, je dois embarquer dans cinq minutes, je pars pour Rome, mais j’ai pas l’adresse ni le téléphone des gens chez qui je vais.

Elle aurait pu appeller la jolie Lili, mais elle n’était pas certaine que sa jumelle irlandaise allait effacer de sa mémoire les informations confidentielles données dans la panique avec autant de rigueur et de célérité que moi. 

Nous sommes en 2009 et un i-phone remplit mes fonctions dans la vie de mon aînée. Ca vient vite l’obsolescence !