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Archives pour la catégorie ‘Odeur du temps et petites madeleines’

Haïku de fin d’été

06/09/2010 admin 2 commentaires

Soleil noir, laid, sec
En guenilles et désolé
Il cache son trésor

Black sun, dry and sad
dressed in rags and bereavement
It hides its treasure

Amusant que ce soit à la fin de l’été où je suis devenue vieille que ce poème me soit venu à l’esprit. Une façon de me réconforter ?

Haïku de fin d’été

25/08/2010 admin un commentaire

papillon Lilas acrylique aquarelléeAiles de soie Lilas
Ce papillon crépuscule
Dit la fin de l’été

Lilac wings flutter
A small twilight butterfly
Whispers Summer’s end

Haïkus, des règles et des haïkus de printemps

22/07/2010 admin 4 commentaires

Le haïku est un petit poème japonais qui obéit à des règles très précises.
Il est composé de trois vers de 5, 7 et 5 syllabes.
Il parle du temps qui passe et doit contenir un mot qui évoque les saisons.

haïku de printemps haïku de printemps
haïku cerisiers en fleurs

Haïku du tout petit matin

doux rêvesCiel bleu, mer étale
L’immobilité triomphe
Le rêve est sans prise

Blue sky, slack water
Immobility triumphs
No hold for the dream

Le printemps arrive et les haïkus sont de retour, un poème nébuleux

19/04/2010 admin 2 commentaires

Dansent les étoiles
De la nébuleuse du tigre
Une formule magique

Magic formula
Drawn by the dancing stars of
Eagle nebula

Ma nécrologie sur buzz, ma vie en 6 mots

J’ai relevé le défi : Packed with love, fascinating, sometimes cruel ! Remplie d’amour, passionnante, parfois cruelle !

Un haïku sans kijo, mais qui traduit bien ma pensée

30/03/2010 admin 2 commentaires

Derrière moi les songes
Traversé le mur des rêves
C’est fait, je suis vieille

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un poème avec des hirondelles dedans…

Mathématiques des hirondelles

Dans l’air languissant du printemps,
Les hirondelles à grands coups d’ailes,
Tracent obliques et parallèlles.
Une géométrie de l’instant…
Je les regarde écrire sur le ciel
Des messages grâcieux et secrets
Qui s’évanouissent dans le bleu frais.
Formules magiques ou bagatelles ?

L’image et le poème sont tirés de séries créées pour le printemps

Lire : Paul Morand, Fouquet ou le soleil offusqué. Histoire de la chute annoncée d’un écureuil qui faisait de l’ombre au soleil.

01/02/2010 admin 2 commentaires

Après avoir été visiter Vaux le Vicomte avec mes garçons, visite que je recommande à toute personne qui veut  concilier culture et détente, j’ai décidé de lire « Fouquet ou le soleil offusqué » de Paul Morand.

Cette lecture était un complément très agréable à ce que j’avais appris lors de ma visite sur la vie de Nicolas Fouquet (reconstituée dans une exposition qui allie différents procédés ludiques et spectaculaires) et comment la construction de ce superbe château précipita sa perte.

J’y ai trouvé notamment une description superbe de l’arrivée de la cour de Louis XIV à la superbe fête d’inauguration, cette fête  qui ulcéra le roi et lui fit décider la perte de l’insolent écureuil :

Puis le déchargement de toute cette cour rissolée, dans l’affairement des valets et des pages, de tout cet étalage de rubans, canons, aiguillettes, vertugadins et la presse de ces personnages considérables dans leurs énormes rabats de dentelle cousus au col et leurs cravates de batiste passées dans le sixième bouton du justaucorps, mourant d’envie d’ôter leur rhingrave et leur perruque posée sur un matelas de toile, tandis que les dames, en robe jusqu’à terre, fanfreluchées et frisées à quatre mèches gonflées de crêpés, dressaient leurs têtes coiffées de velours noir d’où sortaient les boucles tire-bouchonnées. Épaules ornées de galants et pieds pattus s’ébrouaient devant le perron stupéfaits par « cette maison qui élève la tête », par la fortune dont elle était l’image.


Categories: lecture

Mélancolie et bouts de ficelle

La collection de bouts de ficelle du grand papa : tout un grenier consacré au stockage de fils électriques dont on sa famille ne cessait de parler, mais auxquels personne n’osait toucher, ça raconte beaucoup de choses sur un homme :  sa passion pour l’électricité,  les cicatrices causées par la guerre 40,  une petite (ou grande) propension à être obcessionnel,  un caractère dominateur (tendance tyrannique)

J’y pense de temps en temps en jetant des paquets entiers de fils et cables, sédiments de l’histoire électronique de la maison.

Et , quand je pense à mon grand-père, je pense à mon père, le fils adoré, si différent, mais en même temps tellement héritier.

Les légataires les plus gâtés ne sont pas toujours ceux  qui avaient envie de recevoir ou ceux à qui l’on a donné de bonne gràce ou.

Categories: Souvenirs
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