Montsouris Communication, conseil en gestion et communication de crise, édition, publication de contenu sur internet, utilisation des réseaux sociaux
Mon bistrot sur le net, vie d'une mère 2.0, découvertes, étonnements, irritations, mots et images

Archive

Archives pour 12/2009

Vieillir pour de vrai, c’est pas facile, facile

22/12/2009 admin 2 commentaires

A lire les magazines féminins et les interviews de people, surtout les peoples de sexe féminin, tu as l’impression que passer le cap de la cinquantaine, soixantaine, c’est rien du tout…
- Je ne me suis jamais sentie aussi bien…
- Je profite enfin de la vie
- Aujourd’hui, on reste séduisante bien plus longtemps.
- Non, je ne fais rien : juste des bons produits de beauté, une alimentation saine, un verre de rouge de temps en temps et un grand verre d’eau au petit déjeuner et de la barre au sol deux fois par semaine.

Et mon cul, c’est du poulet !  Traduire gym intensive, régime permanent, lifting et abonnement chez le chirurgien esthétique.

Quant à profiter à fond de la vie. Euh ! A moins d’être bionique, même en très bonne santé, la machine manque d’huile et présente des signes d’usure. Et c’est chiant !

Et il y a aussi la camarde qui te fait signe et que tu vois chaque jour plus proche. Comme dirait Jacques Weber : « Tu sens qu’un jour ou l’autre la porte va se fermer. Et vite. Alors il y a une forme d’effroi qui ne te quitte jamais. »

Et à propos de temps :

Le temps nous égare
Le temps nous étreint
Le temps nous est gare
Le temps nous est train
Jacques Prévert

Et de mort : « Toute activité humaine sérieuse est un moyen de la tenir à distance »

Categories: Oh ! Ha ! Eh ! Euh...

Plus fort qu’overlord, rendre la grand-mère net compatible !

21/12/2009 admin 4 commentaires

La grande opération a commencé.

Parviendrons nous à faire surfer sur le web  l’ancêtre de la famille, pas si ancienne que ça d’ailleurs, mais résolument technophobe.

4 jours pour former quelqu’un qui a mis dix ans à apprendre à se servir d’un dab ! A coeur vaillant, rien d’impossible, dit-on !!!

Les samedis se suivent et ne se ressemblent pas : inauguration d’Arthur, l’aventure 4D, nouvelle attraction du futuroscope, les minimoys après les morts

arthur

Samedi dernier, je visitais l’exposition deadzone, travaux d’artistes aux portes de la mort.

Hier, j’ai découvert la nouvelle attraction du futuroscope, un voyage au pays des minimoys. J’avais emmené le schmurck numéro 2 et un de ses compères. Ils ont adoré.

Ils ont aussi adoré le buffet et moi aussi. Deux thèmes : nature et bio, une décoration très inspiré de l’univers d’Arthur et des minimoys. Et une grosse part donnée à la cuisine moléculaire. Et là, j’ai été scotchée, les progrès faits par les cuisiniers sont spectaculaires. Ils sont passés d’une cuisine expérimentale et étonnante mais dont l’intérêt gustatif était nul voire parfois négatif à une cuisine dont la séduction éclot : une nymphette eccentrique.

Inauguration de l’attraction Arthur et les minimoys au futuroscope et découverte de l’attraction les astromouches.

Odelette un peu bébête pour un empereur minuscule

17/12/2009 admin 2 commentaires

Avez-vous vu cet homoncule ?
Il a la taille d’un point virgule
Pourtant, jamais il ne recule.
C’est un empereur minuscule
Qui fonce sans peur du ridicule.
ni faire gaffe à son matricule.

Marie, anagramme d’aimer

17/12/2009 admin 4 commentaires

marieMon roman préféré de l’automne : La Vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint . Un livre d’amour lorsqu’il est chair, sang, passion, danger. L’amour intranquille.

Dans une langue directe, crue parfois, d’un lyrisme acéré, clinique et incandescent, le narrateur nous avoue que Marie est le nom absolu de la femme, le nom de la femme absolue, le nom de la femme que l’on aime pour toujours.

Je ne suis pas seule à avoir apprécié, il a obtenu pour ce livre le prix Décembre. Et, pour le plaisir une superbe description :

 « J’apercevais au loin les profils enténébrés du grand à-pic rocheux qui longeait la côte, avec ses versants torturés, qui tombaient dans le mer comme les pans pétrifiés d’une robe de collection de Marie, avec ses drapés tourmentés, ses plissés, ses feuilletés, ses arêtes verticales et ses bouillonnés rocheux façonnés par le vent et écorchés par la tempête. J’entendais la mer gronder en contrebas, noire, immense, houleuse, qui bouillonnait sur place dans des fureurs d’écume, et je fonçais droit devant moi le long des côtes déchiquetées, en emportant dans mon sillage ce cortège de robes fantomatiques en roches volcaniques, des robes couleur lave ou magma, qui mariaient les ténèbres du basalte aux roches métamorphiques, mêlaient des granites et des porphyres, des ophiolites, des cipolins et des calcaires, des paillettes de mica et des veines d’obsidienne. »

Non, il n’y a pas plein de descriptions dans le livre. Mais celle-ci me fait craquer.

Categories: lecture

Deadzone, créer avec la mort en face, une expo au musée d’art moderne de la ville de Paris

13/12/2009 admin 2 commentaires

immendorf dans son studioJe souhaitais y aller depuis que j’en avais entendu parler. J’avais  été subjugué par l’exposition sur Hélène Sferbeck quelques mois auparavant et fascinée par le remarquable documentaire de Razvan Georgescu « Testaments » sur des artistes confrontés comme lui à l’imminence de leur propre mort.

L’affiche, un article du Monde sous-titré : « créer intensément avec la mort en face » avaient attisée cette envie.

Grosse déception dans les trois premiers quarts de l’exposition. Martin Kippenberg c’est bien, mais pas transcendant, Hartung, c’est bien comme d’habitude, Joan Mitchell moins inspirée que dans d’autres de ses oeuvres,  deux bouleversantes photos de Mapplehthorpe qui font ressortir la platitude des autres, des installations qui n’ont d’art que le nom qu’elles se donnent et puis, Dieu merci  Hannah Villiger et ses superbes photos et surtout comme dans « Testaments »Jörg Immendorf : immense jusqu’au dernier instant.

Categories: découvertes

Regarder sa mort avancer droit dans les yeux – haiku sur Helene Schjerfbeck

heleneHélène peint l’hiver
Qui gomme les traits, ronge la chair
Fait d’elle un désert

Categories: découvertes

Décidément rien en moi de Bartleby mais j’ai bien aimé quelque chose en lui de Bartleby de Philippe Delerm

bartleby7 octobre 2009 : Je voulais écrire aujourd’hui sur le livre de Philippe Delerm que j’aurais eu le temps de finir et raconter mon expérience d’accélération de projets que j’aurais eu le temps d’analyser.

Pas la moindre envie de dire « I would prefer not to » parce que j’aurais bien voulu justement …

Je remets donc à demain le plaisir de disserter sur mon identité personnelle et numérique et celle des autres qui usurpent souvent la votre.

Nous courons en effet plus de risques d’être victime d’une usurpation d’identité que cambriolé !

12 décembre 2009 : J’ai aimé le Bartleby de Delerm peut-être parce qu’il me ressemble si peu !

Petite note de derrière mes fagots sur les trous noirs

11/12/2009 admin 2 commentaires

lavoir2Commentaire sur un petit bout de phrase : « Toute notre vie physique et sensorielle se dilate et s’apaise ».

Connotation positive de la dilatation. La dilatation, c’est la vie. La rétractation c’est la mort. Référence à l’astro-physique. L’univers est en expansion. Une étoile qui meurt  se rétracte : naines blanches, trous noirs.

Et pourtant, ne faut-il pas parfois savoir se rétracter pour survivre.

Dommage que cette note ne soit pas datée. Depuis quelques semaines, je suis sortie de mon refuge et je réalise à quel point je m’étais rétractée pour faire face.

Sos élastiques à votre service

Pierre, 12 ans, arbore au poignet un élastique en guise de bracelet. La jolie Lili, 24 ans, grande soeur, l’interroge sur cette nouvelle mode dont elle n’a pas eu vent. Il répond sur le ton de l’évidence :
- C’est pour les filles !
- Pour leur plaire.
- Non, pour les dépanner. Elles ont toujours besoin d’un élastique.
- T’as raison, c’est pas bête comme moyen de te faire bien voir d’elles.

Intervention du petit, presque 11 ans, autoproclamé expert en coiffure féminine
- Vaudrais mieux porter un chouchou. Les filles mettent des chouchous.

Reprise d’autorité de la jolie Lili, fashion addict comme toutes les filles de sa génération
- Ah, non, Karl Lagerfeld a dit que le chouchou c’était totalement ringard !

Contact
 
© Montsouris communication / 2000-2009.
Reproduction interdite sans autorisation

Déclaration Cnil n° 702831
 
Montsouris.com
 

Propos sur la crise, le blog