Vieillir pour de vrai, c’est pas facile, facile
A lire les magazines féminins et les interviews de people, surtout les peoples de sexe féminin, tu as l’impression que passer le cap de la cinquantaine, soixantaine, c’est rien du tout…
- Je ne me suis jamais sentie aussi bien…
- Je profite enfin de la vie
- Aujourd’hui, on reste séduisante bien plus longtemps.
- Non, je ne fais rien : juste des bons produits de beauté, une alimentation saine, un verre de rouge de temps en temps et un grand verre d’eau au petit déjeuner et de la barre au sol deux fois par semaine.
Et mon cul, c’est du poulet !  Traduire gym intensive, régime permanent, lifting et abonnement chez le chirurgien esthétique.
Quant à profiter à fond de la vie. Euh ! A moins d’être bionique, même en très bonne santé, la machine manque d’huile et présente des signes d’usure. Et c’est chiant !
Et il y a aussi la camarde qui te fait signe et que tu vois chaque jour plus proche. Comme dirait Jacques Weber : « Tu sens qu’un jour ou l’autre la porte va se fermer. Et vite. Alors il y a une forme d’effroi qui ne te quitte jamais. »
Et à propos de temps :
Le temps nous égare
Le temps nous étreint
Le temps nous est gare
Le temps nous est train
Jacques Prévert
Et de mort : « Toute activité humaine sérieuse est un moyen de la tenir à distance »



Mon roman préféré de l’automne :
Je souhaitais y aller depuis que j’en avais entendu parler. J’avais été subjugué par l’exposition sur Hélène Sferbeck quelques mois auparavant et fascinée par le remarquable documentaire de Razvan Georgescu « Testaments » sur des artistes confrontés comme lui à l’imminence de leur propre mort.
Hélène peint l’hiver
7 octobre 2009 : Je voulais écrire aujourd’hui sur le livre de Philippe Delerm que j’aurais eu le temps de finir et raconter mon expérience
Commentaire sur un petit bout de phrase : « Toute notre vie physique et sensorielle se dilate et s’apaise ».