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Archives pour 02/2010

Tim Burton

En octobre 2005, le schmurck numéro 2 s’est pris de passion pour Tim Burton. Certes, avec un surnom pareil, c’était écrit ! Mais à 7 ans même pas, ça restait surprenant.

J’ai donc acheté plusieurs dvd de films signés de son réalisateur préféré et organisé des séances de cinéma à la maison.

En février suivant, j’ai donc projeté à François, 7 ans et Pierre, 8 ans, Mars attacks.

 Très rapidement, ils se sont blottis dans mes bras surtout l’aîné.

Le film les a captivés, mais nous avons tous passé une mauvaise nuit ensuite :
L »aîné claquait des dents :
- J’ai jamais eu aussi peur dans un film !
Le second pestait :
- C’est pas juste, j’aimais mieux les martiens et ils perdent. 

Quand à moi j’étais inquiète  par la  sympathie manifestée par mon petit  pour des êtres laids, malfaisants et perfides…

Illustration friday : propagate, propager

21/02/2010 admin 2 commentaires

This week’s theme echoes an other social creative project in which I take part « social network, artist’s visions ». As I am working about Alice in Wonderland, I decided to mix everything. I asked members of my close social networks what the sentence   »I’ve had such a curious dream ! » inspired them and made a painting, collage around their answers. And now I will throw the question more largely around me and create a larger painting.

Le thème de cette semaine fait écho à un autre projet de création artistique « sociale » auquel je participe « réseaux sociaux, regards d’artiste ». Comme en ce moment, je travaille autour d’Alice au pays des merveilles, j’ai décidé de mélanger tout. J’ai demandé à des membres de mon réseau social intime ce que leur inspirait la phrase « Je crois que j’ai fait un drôle de rêve ! » et j’ai fait une peinture, collage autour de leurs réponses. Et maintenant, je vais lancer la question plus largement autour de moi et créer un tableau plus grand.

Memento mori pour Alexander Mac Queen

Troublant, si troublant…  Tant de talent et un tel désespoir.

Nostalgie des pfou pfou

Le sourire amusé d’une petite fille tout juste assez grande pour tenir assise dans sa poussette qui me voit passer en courant et en faisant pfou pfou sur le chemin autour du lac au parc Montsouris. Le petit éclat de rire partagé avec sa mère.

C’était il y a quelques mois et c’est fini. Ma hanche ne veut plus ! Pas un drame, mais pas marrant non plus.

Vieillir dans la vraie vie, c’est bien moins fun que dans les articles des magazines !

Illustration friday : adrift, à la dérive

Profiter de la vie

11/02/2010 admin 2 commentaires

Peindre
Réfléchir
Oser
Fêter
Imaginer
Travailler
Ecrire
Rêver

Découvrir
Ecouter

Lire
Aimer

Voir
Intensément
Et il manque cuisiner et jardiner.

Dans les années 70 les féministes brûlaient leur soutien-gorge, en 2010, elles enfilent des chemises en pilou

Et filent se blottir sous la couette pour dormir tout leur saoul.

Et oui, les femmes, dans leur majorité, n’ont pas leur content de sommeil pour être vraiment en forme. Arianna Huffington, l’éditrice de The Huffington Post, and Cindi Leive,  l’éditrice de Glamour, ont lancé une campagne sur ce thème.

Pour elles, les femmes ne pourront vraiment donner leur pleine mesure et réussir autant qu’elles le méritent qu’à condition de se reposer assez. Ce n’est pas pour rien que la privation de sommeil est une méthode qu’utilisent les sectes pour maintenir leur sujet sous leur contrôle.  Etre fatigué est un handicap pour réfléchir, créer, gérer ses relations, relever des défis au mieux.

Pour cela, il leur faut cesser de croire qu’elles doivent travailler plus que les hommes pour démontrer qu’elles ont mérité la place qu’elles occupent lorsqu’elles occupent un poste de responsabilité, cesser d’assumer la plus grosse partie des tâches ménagères et du suivi des enfants lorsqu’elles travaillent et cesser de vouloir se conformer au modèle de perfection véhiculé par les magazines féminins et qui exige de tout cumuler : réussite au travail, maison bien tenue,  corps entretenu, esprit cultivé. Un challenge !

Je n’ai pas informé mon chéri de cette nouvelle tendance.  Je ne vais pas amener d’eau au moulin de celui qui me vante inlassablement les charmes du sommeil.

Parce que, j’ai beau être convaincue qu’il faut défendre le droit des femmes, y compris, celui de dormir assez, j’ai deux gros problèmes :
- Je ne sais pas m’endormir dans des délais raisonnables ce qui laisse le champ libre à des ruminations mentales qui vont du pas très rose au franchement noir (sauf l’après-midi sur le canapé noir, sous la couverture rouge, après une nuit vraiment difficile, en regardant pour la 100ème fois le même épisode de Miss Marple et pour une sieste de 20 minutes)
- Mes rêves sont de la même couleur et donc, mes nuits sont nettement moins belles que mes jours.

Digital native, pas de doute !

Mon petit, élève de CM2, qui suit des cours d’anglais à l’école depuis le cp, à qui j’ai fait faire des activités ludiques pour l’initier aux charmes de la langue de Shakespeare et que j’ai emmené de nombreuses fois de l’autre côté du channel pour enfoncer le clou, mon petit ne sait toujours pas ce que veut dire near, next, behind, go to, there is, small, tall, knee, ear, bref, mon petit n’a rien appris en la matière.

Enfin presque rien parce que là, il m’entend dire que je suis en train de downloader un fichier et il me reprend :
- Ca ne se dit pas comme ça en français !
- Et on dit comment ?
- Télécharger.

Ben voilà, si je l’envoie seul chez les grand bretons,  il ne saura pas demander à manger, à boire, ni son chemin, mais il saura mettre à jour sa console de jeux !

Lire : Paul Morand, Fouquet ou le soleil offusqué. Histoire de la chute annoncée d’un écureuil qui faisait de l’ombre au soleil.

01/02/2010 admin 2 commentaires

Après avoir été visiter Vaux le Vicomte avec mes garçons, visite que je recommande à toute personne qui veut  concilier culture et détente, j’ai décidé de lire « Fouquet ou le soleil offusqué » de Paul Morand.

Cette lecture était un complément très agréable à ce que j’avais appris lors de ma visite sur la vie de Nicolas Fouquet (reconstituée dans une exposition qui allie différents procédés ludiques et spectaculaires) et comment la construction de ce superbe château précipita sa perte.

J’y ai trouvé notamment une description superbe de l’arrivée de la cour de Louis XIV à la superbe fête d’inauguration, cette fête  qui ulcéra le roi et lui fit décider la perte de l’insolent écureuil :

Puis le déchargement de toute cette cour rissolée, dans l’affairement des valets et des pages, de tout cet étalage de rubans, canons, aiguillettes, vertugadins et la presse de ces personnages considérables dans leurs énormes rabats de dentelle cousus au col et leurs cravates de batiste passées dans le sixième bouton du justaucorps, mourant d’envie d’ôter leur rhingrave et leur perruque posée sur un matelas de toile, tandis que les dames, en robe jusqu’à terre, fanfreluchées et frisées à quatre mèches gonflées de crêpés, dressaient leurs têtes coiffées de velours noir d’où sortaient les boucles tire-bouchonnées. Épaules ornées de galants et pieds pattus s’ébrouaient devant le perron stupéfaits par « cette maison qui élève la tête », par la fortune dont elle était l’image.


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