La nuit blanche …
A 11, 12, 13, 14 ans aujourd’hui, le summum de la festivité ce n’est pas la boum, mais la nuit blanche.
Ma première nuit blanche, c’était cet été à Porquerolles. Enfin pas la mienne, celle des trois pépettes de 12, 13 et 14 ans qui avaient décidé que cet évènement serait la consécration de leur été.
Mais à cet âge, rester éveillées toute une nuit dans une maisonnée endormie – les plus grands étant partis faire la fête dehors juste au moment du passage du marchand de sable – c’est dur, très dur.
Alors, on entre, on sort, on met la musique fort, on saute et les grandes personnes se retrouvent associées à la fête, ce qu’elles ont le mauvais goût de ne pas apprécier.
 Mon chéri et moi, logés à l’écart des combattantes et, cerise sur le gâteau, parents d’aucune d’entre elles, avons pu nous offrir le luxe d’une indulgence amusée.
Hier soir, c’était le retour de la nuit blanche. Mes garçons, 12 ans tout juste et bientôt 11, après avoir fait le tour du hameau des ossements déguisés sont revenus avec les bonbons qu’ils avaient déjà achetés, deux sucettes et des noix. Nos voisins sont aussi peu nombreux (deux maisons habitées, une désertée) qu’imprévoyants en matière de « treats or tricks ».
Mais l’important n’était pas là . Ils avaient prévu la festivité ultime : la nuit blanche.
Aux alentours de minuit, mes compères ont commencé à faiblir et j’ai entendu :
- Quand est-ce que tu vas te coucher ?
La question est revenue de plus en plus souvent jusqu’Ã ce que je quitte le lieu du combat contre le sommeil.
Je suspecte un des guerriers d’être allé se glisser dans les draps sur le champ. L’autre plus vaillant a laissé sur la toile des traces d’une activité ultérieure (il a joué à word party et médité sur son statut sentimental !).
J’attend leur réveil pour écouter leur récit qui ne manquera pas d’être épique.
Photo : deux des fêtardes le lendemain de leur nuit blanche…


« 12 ans et bientôt 11″… je deviens extrêmement sensible à ce genre de précision… c’est donc possible si rapprochés…
alors ce récit épique ?
Bien sûr que c’est possible. Nous n’avions pas le choix vu notre âge. Le plus tôt nous faisions le deuxième, le mieux.
Les deux premiers enfants de mon mari ont juste deux ans d’écart. Garçon, fille.
Et mes deux premiers enfants, moins de un an. 2 filles.
Deux enfants très rapprochés, on appelle ça des jumeaux irlandais et quand ils sont du même sexe, ça amplifie l’effet.
C’est épique, mais aussi fantastique. Ils se construisent un vrai monde d’enfants, à eux, très riche.
Le récit de mes fils a été nettement moins épique. La nuit blanche à deux, on s’ennuie pas mal et à 3 heures du matin, ils ont abandonné le fort !