Lire : Paul Morand, Fouquet ou le soleil offusqué. Histoire de la chute annoncée d’un écureuil qui faisait de l’ombre au soleil.
Après avoir été visiter Vaux le Vicomte avec mes garçons, visite que je recommande à toute personne qui veut  concilier culture et détente, j’ai décidé de lire « Fouquet ou le soleil offusqué » de Paul Morand.
Cette lecture était un complément très agréable à ce que j’avais appris lors de ma visite sur la vie de Nicolas Fouquet (reconstituée dans une exposition qui allie différents procédés ludiques et spectaculaires) et comment la construction de ce superbe château précipita sa perte.
J’y ai trouvé notamment une description superbe de l’arrivée de la cour de Louis XIV à la superbe fête d’inauguration, cette fête  qui ulcéra le roi et lui fit décider la perte de l’insolent écureuil :
Puis le déchargement de toute cette cour rissolée, dans l’affairement des valets et des pages, de tout cet étalage de rubans, canons, aiguillettes, vertugadins et la presse de ces personnages considérables dans leurs énormes rabats de dentelle cousus au col et leurs cravates de batiste passées dans le sixième bouton du justaucorps, mourant d’envie d’ôter leur rhingrave et leur perruque posée sur un matelas de toile, tandis que les dames, en robe jusqu’à terre, fanfreluchées et frisées à quatre mèches gonflées de crêpés, dressaient leurs têtes coiffées de velours noir d’où sortaient les boucles tire-bouchonnées. Épaules ornées de galants et pieds pattus s’ébrouaient devant le perron stupéfaits par « cette maison qui élève la tête », par la fortune dont elle était l’image.


J’aime beaucoup tes parcours « detente/enfant/culture : je note tes idées pour plus tard ….
Le problème, c’est qu’ils se cultivent vraiment peu malgré tout. Le vernis n’accroche pas !