Archives par étiquette : humour

Sos élastiques à votre service

Pierre, 12 ans, arbore au poignet un élastique en guise de bracelet. La jolie Lili, 24 ans, grande soeur, l’interroge sur cette nouvelle mode dont elle n’a pas eu vent. Il répond sur le ton de l’évidence :
– C’est pour les filles !
– Pour leur plaire.
– Non, pour les dépanner. Elles ont toujours besoin d’un élastique.
– T’as raison, c’est pas bête comme moyen de te faire bien voir d’elles.

Intervention du petit, presque 11 ans, autoproclamé expert en coiffure féminine
– Vaudrais mieux porter un chouchou. Les filles mettent des chouchous.

Reprise d’autorité de la jolie Lili, fashion addict comme toutes les filles de sa génération
– Ah, non, Karl Lagerfeld a dit que le chouchou c’était totalement ringard !

La nuit blanche …

nuitblancheA 11, 12, 13, 14 ans aujourd’hui, le summum de la festivité ce n’est pas la boum, mais la nuit blanche.

Ma première nuit blanche, c’était cet été à Porquerolles. Enfin pas la mienne, celle des trois pépettes de 12, 13 et 14 ans qui avaient décidé que cet évènement serait la consécration de leur été.

Mais à cet âge, rester éveillées toute une nuit dans une maisonnée endormie – les plus grands étant partis faire la fête dehors juste au moment du passage du marchand de sable – c’est dur, très dur.

Alors, on entre, on sort, on met la musique fort, on saute et les grandes personnes se retrouvent associées à la fête, ce qu’elles ont le mauvais goût de ne pas apprécier.

 Mon chéri et moi, logés à l’écart des combattantes et, cerise sur le gâteau, parents d’aucune d’entre elles, avons pu nous offrir le luxe d’une indulgence amusée.

hallomjHier soir, c’était le retour de la nuit blanche. Mes garçons, 12 ans tout juste et bientôt 11, après avoir fait le tour du hameau des ossements déguisés sont revenus avec les bonbons qu’ils avaient déjà achetés, deux sucettes et des noix. Nos voisins sont aussi peu nombreux (deux maisons habitées, une désertée) qu’imprévoyants en matière de « treats or tricks ».

Mais l’important n’était pas là. Ils avaient prévu la festivité ultime : la nuit blanche.

Aux alentours de minuit, mes compères ont commencé à faiblir et j’ai entendu :
– Quand est-ce que tu vas te coucher ?

La question est revenue de plus en plus souvent jusqu’à ce que je quitte le lieu du combat contre le sommeil.

Je suspecte un des guerriers d’être allé se glisser dans les draps sur le champ. L’autre plus vaillant a laissé sur la toile des traces d’une activité ultérieure (il a joué à word party et médité sur son statut sentimental !).

J’attend leur réveil pour écouter leur récit qui ne manquera pas d’être épique.

Photo : deux des fêtardes le lendemain de leur nuit blanche…

Plus je plonge dans le 2.0, plus Lily mac Bread plonge dans le protocole

notaireHier en fin d’après-midi, après avoir passé ma journée à discuter web 2.0 pour préparer le café des usages avec des djeuns qui ont l’âge d’être mes enfants et me donnent l’impression de dater du néolithique, je suis rentrée à la maison où j’ai retrouvé avec bonheur mon chéri qui a le bon goût d’être né quelques années avant moi.

Mon répit fût de courte durée. J’avais des invités, un jeune couple d’ amis de la jolie Lili. Emma veut faire du planning stratégique et finit sa maîtrise, Vincent travaille dans une agence web et souhaitait venir discuter avec moi de la quatorzaine des réseaux sociaux. Heureusement, miss Lili, notairesse stagiaire, s’était jointe au duo.

Et notre conversation qui allait de la com aux geekeries a été coupée de délicieuses pauses où notre exploratrice des mondes du passé nous croquait avec sa verve habituelle l’univers désuet de l’étude dans laquelle elle évolue avec  une certaine délectation. Ma joyeuse épicurienne se métamorphose aux heures ouvrées en notairesse compassée,  attachée aux formules rituelles, alambiquées et patinées par les ans ainsi qu’à une certaine étiquette.

– Ah, non, si je laissais faire mon client, on se tutoierait !
– C’est dingue, je lui envoie un mail et je termine par  » veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de ma considération respectueuse et tu sais ce qu’il met comme formule pour me répondre ?
– Non. Cordialement comme tout le monde ?
– Même pas, il termine par cdt. Cdt, tu te rends compte !

Ptdr !

Ps : le client trop décontracté de la formule a 60 ans et la notairesse stagiaire tout juste 24.

Vendredi sera rose fluo ou noir charbon

Personnages : sc1, 12 ans, son frère de dix ans et demi sc2, le père, la mère et un copain de sc1, lieu : le loft

durerdeschidadoLe schmurck numéro 1 n’est pas un tiède. Il a fait sa déclaration aujourd’hui à Milena sous forme d’une lettre discrètement posée devant elle en permanence.  Et en fonction de la réaction de la belle, demain après-midi nous verrons rentrér un amoureux de Peynet flottant sur un petit nuage de béatitude ou un deschidado nervalien, veuf, ténébreux, inconsolé au luth portant le soleil noir de la mélancolie.

Afin de savoir si nous devions nous préparer au pire, nous avons posé quelques questions. Auxquelles il a répondu avec empressement. Parler de ses amours a manifestement plus d’importance que les vivre à douze ans tout juste.

– Et alors, elle a pris ta lettre, elle ne l’a pas lue ?
– Non, elle l’avait pas vue. Elle l’a vue juste avant de sortir et elle l’a mise dans sa poche.

Le schmurck numéro 2 n’a pas notre réserve. Il demande des détails :
– T’as écrit quoi dans ta lettre ?
– You are in my heart, I love you
– Ben t’as du faire des fautes, ça va pas le faire !

Il se fait houspiller pour interventionnisme négatif et mal venu de la part de quelqu’un qui, après de multipes voyages en Angleterre, ateliers, jeux et stages sait à peine dix mots dans la langue de Shakespeare.

Sc1 : – Non, j’ai pas fait de fautes, j’ai utilisé des scotchs avec les phrases dessus.

La mère : – T’as rien écrit de personnel ?
– Si, mais j’ai bien fait attention.  
– Et t’as pas vue si elle était contente ?
– Non, mais elle a pas montré la lettre à ses copines.

Sc2 : –  Elle a l’air gentille comme fille. Y en a plein qui l’auraient montrée à leurs copines. Les filles elles sont pas toutes sympas.

Sc1, s’adressant à son copain : – Oui, parce que François, son amoureuse Alexandra.
Les parents en choeur : – C’est pas tes affaires !
Sc2 : – De toute façon, je la kiffe plus

A suivre…

Le potentiel comique des ados

noRécemment dans un dossier de l’Express sur les ados j’ai noté cette phrase de Riad Sattouf : « Les ados ont un potentiel comique ».

Je trouve cette phrase souvent vraie. Le problème c’est que j’exprime régulièrement cet accord en éclatant de rire devant les explosions excessives du spéciment de l’espèce qui évolue dans ma maison.

Et il se met alors à exprimer avec force une forme de désaccord !

Allo maman bobo, les 12 ans du schmurck numéro 2

pierre

Je travaillais paisiblement lorsque le téléphone m’a interrompu :
– Ici le collège, Pierre ne va pas très bien. Il a mal au ventre.

Mal au ventre, le mode inquiétude se débranche aussitôt.

– C’est son anniversaire aujourd’hui, je crois que ça l’énerve.
– Il est très fatigué. Quelqu’un peut venir le chercher.

Je suis donc allée chercher mon fils qui a douze ans depuis les petites heures de ce matin.

Après un interrogatoire rapide, nous avons pu établir un diagnostic. Enervé à l’idée de ces 12 ans imminents et de la xbox 360 modèle elite qui va avec, notre bombe humaine dort très peu depuis plusieurs jours. Sans compter qu’il a récemment changé de vocation. Il ne veut plus devenir cuisinier mais prof de sport. Et, comme nous n’avons pas affaire à un tiède, il s’agite dans tous les sens depuis quinze jours.

Comme les 2 autres garçons de la famille, Pierre tient à  illustrer chacun cette vérité paradoxale : ce n’est pas parce qu’hystérie vient du grec utérus qu’il en faut un pour être hystérique.

Faut que je me trouve fissa une belle-fille !

Le schmurck numéro 1 qui aura douze ans demain  a décidé de nous faire faire des économies. Plutôt que nous achetions des ouvrages ou des magazines décrivant le comportement des ados, il se charge d’éclairer notre lanterne :

– Préado, c’est quand on commence à devenir des racailles.

Nous lui signalons que nous n’avons pas l’intention de le laisser virer racaille. Il continue ses explications sans paraître entendre les commentaires :

– A 14 ans, on s’assagit si on a une petite copine et sinon on contiue à faire des conneries jusqu’à 18-20 ans.

Sauver le nabaztag, exterminer les poux

sexynab2Pendant que mon chéri s’efforce d’exterminer les poux qui se sont embusqués tout l’été dans l’école pour sauter sur la tête de mon petit dès le premier jour de la rentrée, un de mes copains tente de sauver les nabaztag.

Pour une fois, ma sympathie va plus au chasseur qu’au lapin.

Parce que le nabaztag, je lui dois un bide très décevant et une bonne couche de ridicule.

Noël 2005, j’étais immensément fière du cadeau trouvé pour mon chéri grand amateur de technologie, un lapin électronique. Il l’a à peine regardé et, j’ai été sauvée du bide absolu et de la rancune maritale par une vieille affiche en métal que j’avais eu la chance de dénicher quelques jours avant et pas la patience de garder pour lui offrir plus tard.

Il faut dire que ce lapin était crétin avant l’heure. Lorsque mon chéri a essayé de le paramétrer après l’avoir regardé d’un oeil torve pendant plus de 24 heures, il a obtenu la réponse « numéro de série déjà  attribué ». Ce qui lui a fait dire que j’avais acheté son cadeau d’occasion !

Pendant que le père dédaignait son nabaztag , Le schmurck numéro 2 qui avait lui aussi reçu un compagnon électronique à noël apprivoisait son furby.

L’animal n’a jamais rien fait d’autre que tourner les oreilles en clignotant joliment.  J’aurais pu me satisfaire qu’il ne puisse servir que de décoration de noël si je ne l’avais pas payé si cher. J’ai donc entrepris une opération dépannage. Après plusieurs échanges de mail et appels téléphoniques, j’ai appris que mon bestiau avait un alzheimer aussi précoce qu’avancé. Une seule solution : le ramener chez le fabricant et lui changer une partie du cerveau.  J’ai décidé de ne pas perdre mon temps en plus de mes sous et la bête est allée directement de sous le sapin de noël au grenier.

Quelques temps plus tard, j’ai tenté de le recycler dans mon activité de rimailleuse du dimanche, mais je n’ai pas trouvé d’autres rimes à nabaztag que gag !

Des goûts et des couleurs

Pas moyen d’importer dans mon blog tout repeint de neuf mes vieux billets. Le fichier de  sauvegarde est trop gros ! J’ai bien compris le message que m’envoient les dieux de l’internet. Trop de blablas. Grosse opération de tri en cours.

Mais ça, je ne jette pas, un peu de philosophie sur l’amour par le schmurck numéro 2 en  mai 2007  :

« Tous les genres de garçons peuvent rendre amoureuses des filles, même les merdeux »

Je suis la parnassienne de la culture du melon

melonJ’ai entrepris cette année de marcher sur les brisées de ma grand-mère et de cultiver des melons.

J’ai semé des graînes, repiqué, pincé, installé sous la véranda, arrosé, tuteuré, repincé et fin août… j’ai récolté un melon.

Bien mûr, goût délicieux.

Mais … il avait  la taille d’un citron !

J’aurais peut-être mieux fait de cultiver des orchidées !