Archives par étiquette : humour

Drawing and painting Lady Gaga, gaga enough or not, Dessiner et peindre Lady Gaga, gaga assez ou pas.

6 years ago, I was obsessed by the garden I was creation. I spent hours dreaming in front of nursery catalogs, magazines.. thinking over, concocting stories, drawing, planning work.. How did Lady Gaga, sneaked in my vegetal obsession, that is a mystery….
First image, the rash sketch I did then.

Stored in a drawer since that moment, she managed a comeback at the Victoria and Albert Museum . I saw her in the exhibition Boticelli reimagined . This drove me to finish the painting I had tried to do without success. I immediatlely found it not gaga enough. #acrylics  36x22cm

I decided to do a #feltpen   #drawing  on #kraftpaper
After a few utterly unsastisfying tries, I managed a less unsastisfying one. 29,7cmx42cm.
DSC_0851I am now quite tired of her and may not be the only one 😉

Il y a 6 ans,  j’étais obsédée par le jardin que je suis en train de créer au hameau des ossements. Je passe des heures à rêver devant des images de jardin et des catalogues de plantes, lire magazines et blogs,  réfléchir, élucubrer, inventer des histoires, dessiner, planifier les travaux, les achats… Comment Lady Gaga a-t-elle réussi à se glisser dans cette obsession végétale? Mystère! Voici le petit croquis à l’arrache fait à l’époque.

Stockée dans un tiroir pendant 6 ans, elle a réussi un comeback au Victoria et Albert Museum dans l’exposition Boticelli reimagined. Ceci m’a conduit à finir la peinture que j’avais commencée à l’époque et je l’ai aussitôt trouvée insuffisamment gaga.

DSC_0862J’ai donc décidé de faire un dessin au feutre sur papier kraft.

 


La nuit blanche et le bête de truc

nuit blancheVendredi soir, nous sommes arrivés un peu tard à la campagne. Pierre avait emmené un ami. C’était le premier soir des vacances de Pâques. Les enfants étaient excités et nous fatigués. Nous sommes allés nous coucher avant eux.

Le lendemain, je me suis levée à 8 heures et j’ai trouvé François endormi dans un fauteuil sous la véranda. Il a changé plusieurs fois de position tout en continuant de dormir. J’ai essayé de comprendre ce qu’il faisait là. Autant parler à une bûche.

Lorsque son père s’est levé. Il m’a dit « c’est curieux, je suis passé à 7 heures et il n’était pas là ».

L’enfant a fini par ouvrir un oeil et nous l’avons renvoyé se coucher.

J’ai fini par aller le réveiller à l’heure du goûter et j’ai obtenu l’explication. Un défi : faire une nuit blanche. Un seul vainqueur, le plus jeune qui est tombé endormi dans le fauteuilt sur le chemin entre la salle de jeux des enfants et sa chambrel. Et il a précisé avec sérieux :

– Et ils ont eu tort parce que moi, ce matin, j’ai vu un bête de truc !

– T’as vu quoi ?

– Tous les oiseaux se sont mis à chanter. Et puis le ciel qui était noir est devenu clair mais pas d’un seul coup.

Un petit prince qui fait de jolis rêves après avoir admiré sa première aurore

sommeil

Et parce que oui, l’aube, c’est beau :

Le noir transpercé
Puis le rose terrassant le gris
Belle clameur de l’aube

Black stabbed by the light
And pink triumphing over grey
Great clamor of dawn

Aube rose sur le Léman

 

Femmes peintres françaises, la résurgence de la descente d’organe !

Je me souviens de mon père décrivant le nez pincé les conversations de certaines femmes : règles difficiles, douleurs de l’accouchement, retour d’âge et, cerise sur le gâteau, descente d’organes. La condition féminine a évolué et la place faite aux  misères féminines dans les petits piapias a fort diminué.

Mais vendredi dernier, alors que j’assistais à un vernissage et que je me demandais l’intérêt d’élucubrer avec, il est vrai, une certaine agilité de trait, autour de l’appareil génital féminin vu comme une machinerie de fonctionnement complexe et pas franchement jouissif, j’ai eu un éclair de génie. Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est la résurgence de la descente d’organes de nos grand-mères. La pilule, la péridurale et les progrès de la médecine nous ont privées de ces expériences gore. Manifestement, ça a créé un vide qu’une cohorte de peintres au féminin s’efforcent de combler !

Mais c’est sans doute la rancune qui me rend médisante. Il faut dire que j’ai eu l’impression d’être un pique-assiette à ce vernissage auquel pourtant j’avais été invitée. Je suis entrée, j’ai dit bonjour. Personne ne m’a répondu. J’aurais du me méfier. Les présents avaient des verres, on ne m’a rien offert. Je ne me suis pas sauvée car, il y avait perdu au milieu du fatras, un tableau que j’aimais beaucoup.  L’assistante a bien voulu me prêter la liste des oeuvre s exposées et j’ai tout regardé puis je me suis plongée quelques instants dans les ouvrages sur le peintre dont le travail m’intéressait. D’autres personnes sont entrées. Le propriétaire de la galerie leur a offert à boire et là, je me suis souvenue que je n’étais pas une serpillière et je suis partie en disant au-revoir.

Ma mère me disait souvent : « tu auras toujours l’air d’une camp-volante ». Ca doit être ça. Même habillée proprement avec des vêtements de bonne qualité, çà ressort ! Ils ont du penser que j’avais volé mon invitation…

Et hop, moi aussi, je fais dans le sujet bien féminin : une pieta un peu particulière, la vierge à l’enfant qui tombe.

402700-14146439-7

Mais enfin, vous c’est toi !

Rendez-vous avec la principale adjointe en charge des quatrièmes pour faire le point avec Pierre.

Après coup, petit débrief pour voir si notre fils a bien compris les messages essentiels. Il semble avoir moyennement capté. Nous lui posons une petite question incidente.

– Il y a d’autres personnes qui vous vouvoient dans le collège ?
– Personne ne nous vouvoie !
– Ben si, la principale adjointe t’a vouvoyé !
– Parce que quand elle disait vous c’est de moi qu’elle parlait ?

Je suis mariée à une pomme de terre…

Je l’ai appris il y a deux jours.

Mon homme rentre de voyage. Il est revenu en train de Bruxelles. Dans le train, derrière lui,  une maman et son petit garçon. Un petit garçon bavard et qui remarque tout à coup la calvitie distinguée de mon chéri.
– Oh Maman, le Monsieur on dirait une pomme de terre.
– Chut, on ne dis pas ça !
– Mais si regarde, on dirait une pomme de terre !
– Tais-toi, voyons !
– Ben regarde !
– Enfin, arrête, ça ne se fait pas de parler comme ça des gens.
– Mais le Monsieur !
– Arrête ou je ne t’emmènerai pas au musée.
– Mais enfin, c’est pas un gros mot, pomme de terre !

En tout cas, la patate est revenue et nous a raconté l’histoire en se marrant bien et a déclaré :
– Il avait raison, vu de derrière, on dirait un peu une pomme de terre ma tête.

Moi je trouve pas, mais je ne suis pas un petit garçon de 4 ans !

Définition de l’ami, Montaigne ou Facebook ? Burning

Voici un billet d’humeur très personnel que j’ai posté hier sur mon blog consacré aux réseaux sociaux :

Tout le monde a en tête la superbe réponse de Montaigne à qui l’on demandait d’expliquer son amitié avec la Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ».

Et il fait cette réponse après avoir insisté sur la distinction que l’on doit faire entre la relation et  l’amitié , ce lien si intime qu’il décrit ainsi :
« En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes.  »
et les relations quelconques avec lesquelles il ne faut surtout pas la confondre :
« ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité«

Facebook s’est évertué depuis quelques années à galvauder encore plus ce terme si précieux d’ami. Et la dernière facebookerie en date n’a fait que déprécier le terme encore un peu plus. Il n’est désormais plus possible de refuser une demande d’ajout d’un « ami ».  On ne peut que mettre le demandeur en suspens.

Soit nous acceptons que le mot ami ne veuille plus rien dire, soit nous nous révoltons. Je propose de rebaptiser les amis facebook et de les appeler des fbamis.

Pas facile à prononcer, mais quoi de plus normal pour cet être hybride, protéiforme et parfois ectoplasmique. Et puis ça sonne un peu comme spam et ça le vaut bien !

Des rêves et des jardins…

Au hameau des ossements, nous avions laissé à l’abandon la plus grande partie du jardin.  Et puis, après avoir redécouvert l’est et le soleil levant, nous avons eu envie d’aller voir au sud.

Nous voici nantis d’une petite terrasse en plein soleil à l’entrée d’un jardin en L,  la tête en bas. En L et en bien triste état.  Après dix ans de négligences, il s’est vengé : une haie de thuyas morts ou moribonds qu’il a fallu arracher, une pelouse mitée et envahie de mauvaises herbes, une haie vive dont tous les arbustes sont affaiblis par l’absence de taille et les envahisseurs, une pelouse mitée par endroit et envahie de mauvaises herbes à d’autres. La terrasse ayant pris la place de mon potager, j’ai aussi du aller planter mes salades ailleurs.

J’avais dessiné un plan structuré, prévu un aménagement  chic avec des petites bordures d’osier comme dans les magazines, j’avais en tête un rêve de jardin, pensé, élaboré, un jardin qui aurait raconté une histoire sophistiquée et construite.

Comme d’habitude dans ma vie de jardinière, tout m’a échappé. Pourtant, c’est bien moi qui bêche, sème, charrie des cailloux et de la terre, plante, arrache les mauvaises herbes…

Mais mon jardin est habité par des esprits malicieux et je ne suis pas la narratrice d’un récit. Mon jardin parle tout seul, des petites histoires décousues et peu cohérentes. Il raconte des souvenirs, ceux du hameau, ceux des jardins pas très chics de nos grand-parents. Il raconte aussi la terre de la région qui chérit plus les céréales, les roses et les tomates que les salades.

Mon jardin n’est pas un jardin de rêve, mais un jardin fait de rêves, cette matière décousue, fugitive et floue.

Et d’ailleurs, en nettoyant ce jardin, j’ai trouvé un petit coin magique qui attendait d’être découvert, un arbre qui forme une cabane naturelle et dans laquelle un petit garçon s’est aussitôt installé pour rêver.

La cabane dans l'arbre

Lili passe le permis, un feuilleton presque aussi long que dynastie

Lili passe le permis depuis qu’elle a dix huit ans. Elle en aura 25 après-demain.

Le premier épisode, le code, vient juste de se terminer il y a quelques mois. Il faut dire que la candidate ne forçait pas forcément sur le champignon. Je me souviens d’un savoureux dialogue :
– Moi : Lili, tu en est à combien de fautes quand tu t’entraînes.
– Lili, d’ordinaire agile avec les mots : Bleuh !
– Moi : Quoi Bleuh !
– Lili : Bleuh !
– Moi : mais Enfin ?
– Lili : je peux pas dire. J’ai honte.
– Moi, la mère, la gourde : Mais comment ça se fait ?
– Le petit ami de Lili : Cécile, le manuel, tu l’as lu ?
– Lili : Ben non, c’est pas possible, c’est vraiment trop barbant ce truc.

Pour la conduite, elle a décidé de se montrer inattendue. Ma fille qui maîtrise l’intendance et les contraintes du quotidien. Elle que l’on peut qualifier de pragmatique s’est mis à faire preuve d’une totale fantaisie un volant entre les mains, une émule de Gaston Lagaffe. A tel point, que plus personne dans l’auto-école qu’elle fréquente n’a voulu lui donner de leçon à part une monitrice particulièrement intrépide ou particulièrement compatissante.  Au bout de plusieurs mois, elle a fini par progresser et la monitrice toujours aussi hardie l’a présentée à l’examen.

Et là, elle a décidé d’appuyer sur le champignon… au mauvais moment…  Car si l’examinatrice n’avait pas elle appuyé sur le frein ma Lili jolie aurait grillé un stop et embouti l’auto le jour du permis !

Ecrit dans le livre de sciences…

Depuis des années, nous répétons au schmurck numéro 2 que manger un peu plus lui ferait du bien. Depuis des années, il ne nous écoute pas. Et aujourd’hui à l’heure du goûter, il m’a déclaré sur un ton péremptoire :
– Ca ne va pas du tout, je suis trop léger !
– Qui te l’a dit ?
– C’est écrit dans mon livre de sciences. Faut faire quelque chose !
– Ben oui, faut faire ce que nous te disons depuis des années manger un peu plus.

Et là, regard noir, plutôt incrédule. Pour qu’il me croit vraiment, il faudrait aussi que ce soit écrit dans le livre de sciences : si vous êtes trop menu, mangez un peu plus que trois fois rien !