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Drawing and painting Lady Gaga, gaga enough or not, Dessiner et peindre Lady Gaga, gaga assez ou pas.

6 years ago, I was obsessed by the garden I was creation. I spent hours dreaming in front of nursery catalogs, magazines.. thinking over, concocting stories, drawing, planning work.. How did Lady Gaga, sneaked in my vegetal obsession, that is a mystery….
First image, the rash sketch I did then.

Stored in a drawer since that moment, she managed a comeback at the Victoria and Albert Museum . I saw her in the exhibition Boticelli reimagined . This drove me to finish the painting I had tried to do without success. I immediatlely found it not gaga enough. #acrylics  36x22cm

I decided to do a #feltpen   #drawing  on #kraftpaper
After a few utterly unsastisfying tries, I managed a less unsastisfying one. 29,7cmx42cm.
DSC_0851I am now quite tired of her and may not be the only one 😉

Il y a 6 ans,  j’étais obsédée par le jardin que je suis en train de créer au hameau des ossements. Je passe des heures à rêver devant des images de jardin et des catalogues de plantes, lire magazines et blogs,  réfléchir, élucubrer, inventer des histoires, dessiner, planifier les travaux, les achats… Comment Lady Gaga a-t-elle réussi à se glisser dans cette obsession végétale? Mystère! Voici le petit croquis à l’arrache fait à l’époque.

Stockée dans un tiroir pendant 6 ans, elle a réussi un comeback au Victoria et Albert Museum dans l’exposition Boticelli reimagined. Ceci m’a conduit à finir la peinture que j’avais commencée à l’époque et je l’ai aussitôt trouvée insuffisamment gaga.

DSC_0862J’ai donc décidé de faire un dessin au feutre sur papier kraft.

 


Des rêves et des jardins…

Au hameau des ossements, nous avions laissé à l’abandon la plus grande partie du jardin.  Et puis, après avoir redécouvert l’est et le soleil levant, nous avons eu envie d’aller voir au sud.

Nous voici nantis d’une petite terrasse en plein soleil à l’entrée d’un jardin en L,  la tête en bas. En L et en bien triste état.  Après dix ans de négligences, il s’est vengé : une haie de thuyas morts ou moribonds qu’il a fallu arracher, une pelouse mitée et envahie de mauvaises herbes, une haie vive dont tous les arbustes sont affaiblis par l’absence de taille et les envahisseurs, une pelouse mitée par endroit et envahie de mauvaises herbes à d’autres. La terrasse ayant pris la place de mon potager, j’ai aussi du aller planter mes salades ailleurs.

J’avais dessiné un plan structuré, prévu un aménagement  chic avec des petites bordures d’osier comme dans les magazines, j’avais en tête un rêve de jardin, pensé, élaboré, un jardin qui aurait raconté une histoire sophistiquée et construite.

Comme d’habitude dans ma vie de jardinière, tout m’a échappé. Pourtant, c’est bien moi qui bêche, sème, charrie des cailloux et de la terre, plante, arrache les mauvaises herbes…

Mais mon jardin est habité par des esprits malicieux et je ne suis pas la narratrice d’un récit. Mon jardin parle tout seul, des petites histoires décousues et peu cohérentes. Il raconte des souvenirs, ceux du hameau, ceux des jardins pas très chics de nos grand-parents. Il raconte aussi la terre de la région qui chérit plus les céréales, les roses et les tomates que les salades.

Mon jardin n’est pas un jardin de rêve, mais un jardin fait de rêves, cette matière décousue, fugitive et floue.

Et d’ailleurs, en nettoyant ce jardin, j’ai trouvé un petit coin magique qui attendait d’être découvert, un arbre qui forme une cabane naturelle et dans laquelle un petit garçon s’est aussitôt installé pour rêver.

La cabane dans l'arbre

La preuve par la culotte …

culotteRégulièrement ma cousine raconte comme un des souvenirs les plus marquants de son enfance la fascination que lui inspirait la vue de ma grand-mère Berthe (notre arrière grand-mère en fait) faisant pipi debout.

Elle vivait alors chez nos grand-parents parce que ses parents commerçants n’avaient pas le temps de s’occuper de son frère aîné, de son petit frère et d’elle… Chez eux, en guise de commoditités, un cabanon fait de planches de bois disjointes au fond de la cour et à l’intérieur, une sorte de trône du même matériau, percé d’un trou par lequel on apercevait un gouffre terrifiant dont l’on sentait bien avant d’être dans les cabinets l’odeur pestilentielle.

Pas étonnant, dans ces conditions qu’elle ait rêvé d’être grande pour faire pipi debout comme notre arrière-grand-mère. Le fait que les femmes des générations suivantes aient renoncé à ce privilège ne lui inspirait curieusement pas la moindre réflexion sur la pérennité de cette façon de satisfaire certains besoins.

Lorsqu’elle raconte cette histoire, je vois bien qu’il y a des incrédules. Ma mère m’ayant décrit les mêmes scènes, je n’ai pour ma part, pas grand doute.

Mais depuis ce matin, j’ai l’objet qui fait preuve. En chinant sur un vide-greniers, j’ai acheté une culotte fendue, l’objet qui permettait à mon arrière grand-mère de disposer de ses toilettes portatives !

Image : Et oui, les enfants chinois ont longtemps joui du privilège dont rêvait ma cousine et en jouissent encore dans certaines régions !