Archives par étiquette : peinture

Spooky, painting, grey haiku – Sinistre, peinture et haïku sur le gris

All things melt in grey
Sky, clouds, lake waters and spring
My feelings follow

Yesterday, my mood was grey. So I decided to finish this painting inspired by the « énervés de Jumièges »,  the superb shore of Geneva’s lake and Mary Shelley who lived there for a while and wrote  Frankenstein.

Tout fond dans le gris
Ciel, nuages, eaux du lac, printemps
Mon humeur aussi

Hier, mon humeur était grise. Alors, j’ai décidé de finir cette toile inspirée des énervés de Jumièges, de la superbe rive du lac Léman et de Mary Shelley qui vécut là quelque temps et y écrivit Frankenstein.

Peinture d’urgence, Ai Weiwei, Emergency painting, haiku

Ai Weiwei, peinture, acrylique et collages sur carton

Je voulais peindre un petit hommage à Ai Weiwei sur un mode futile en m’inspirant d’une de ses oeuvres. Et j’ai fini par peindre son portrait avec frénésie.

Le matin suivant, réveillée un peu trop tôt, je n’ai pu retrouver le sommeil à cause d’un oiseau qui chantait avec trop d’enthousiasme et un haïku m’est venu à l’esprit qui convient bien à la situation d’Ai Weiwei

C’est encore la nuit
Tais toi donc, grande gueule d’oiseau
Il faut dormir

I wanted to paint a tribute to Ai Weiwei, something very light, a bit futile. And I ended painting his portrait with frenzy.

The following morning, I woke up early and could not get back to sleep because of an overenthusiastic bird and wrote this haiku which suits Weiwei’situation

Night is not finished
Hush, hush, hush big brawling bird
Sleep is required

Ai Weiwei, gros plan

Illustration friday, bottle

acrylique, pigments et pastel sur papierOur names are labels, plainly printed on the bottled essence of our past behavior ~ Logan P. Smith

I don’t know if that’s true. The top bottle has been painted yesterday. The bottom one has been painted fifteen years ago. My sorrow was in it !

Nos noms sont des étiquettes, simplement imprimés sur l’essence de nos comportements passés mise en bouteille – Logan P. Smith

Je ne sais pas si c’est vrai. La bouteille du dessus a été peinte hier. La bouteille du dessous a été peinte il y a quinze ans. Mon chagrin était dedans.

bouteille, acrylique, carton ondulé, pigments

Gaza, Ah Dieu que la guerre est jolie

Un tableau commencé l’année dernière et terminé seulement maintenant. Peut-être parce que cette histoire ne finira jamais et le vers d’Apollinaire parce qu’il m’est venu à l »esprit quand j’ai vu de si belles images de gaza, toile de Marie Hélène Viscontil’abominable.

L’Adieu du Cavalier

Ah Dieu ! que la guerre est jolie
Avec ses chants ses longs loisirs
Cette bague je l’ai polie
Le vent se mêle à vos soupirs

Adieu ! voici le boute-selle
Il disparut dans un tournant
Et mourut là-bas tandis qu’elle
Riait au destin surprenant

Femmes peintres françaises, la résurgence de la descente d’organe !

Je me souviens de mon père décrivant le nez pincé les conversations de certaines femmes : règles difficiles, douleurs de l’accouchement, retour d’âge et, cerise sur le gâteau, descente d’organes. La condition féminine a évolué et la place faite aux  misères féminines dans les petits piapias a fort diminué.

Mais vendredi dernier, alors que j’assistais à un vernissage et que je me demandais l’intérêt d’élucubrer avec, il est vrai, une certaine agilité de trait, autour de l’appareil génital féminin vu comme une machinerie de fonctionnement complexe et pas franchement jouissif, j’ai eu un éclair de génie. Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est la résurgence de la descente d’organes de nos grand-mères. La pilule, la péridurale et les progrès de la médecine nous ont privées de ces expériences gore. Manifestement, ça a créé un vide qu’une cohorte de peintres au féminin s’efforcent de combler !

Mais c’est sans doute la rancune qui me rend médisante. Il faut dire que j’ai eu l’impression d’être un pique-assiette à ce vernissage auquel pourtant j’avais été invitée. Je suis entrée, j’ai dit bonjour. Personne ne m’a répondu. J’aurais du me méfier. Les présents avaient des verres, on ne m’a rien offert. Je ne me suis pas sauvée car, il y avait perdu au milieu du fatras, un tableau que j’aimais beaucoup.  L’assistante a bien voulu me prêter la liste des oeuvre s exposées et j’ai tout regardé puis je me suis plongée quelques instants dans les ouvrages sur le peintre dont le travail m’intéressait. D’autres personnes sont entrées. Le propriétaire de la galerie leur a offert à boire et là, je me suis souvenue que je n’étais pas une serpillière et je suis partie en disant au-revoir.

Ma mère me disait souvent : « tu auras toujours l’air d’une camp-volante ». Ca doit être ça. Même habillée proprement avec des vêtements de bonne qualité, çà ressort ! Ils ont du penser que j’avais volé mon invitation…

Et hop, moi aussi, je fais dans le sujet bien féminin : une pieta un peu particulière, la vierge à l’enfant qui tombe.

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Chicken, poulet

The sentence from Frank Lloyd Wright behind that subject is : « Regard it as just as desirable to build a chicken house as to build a cathedral.

This sentence suits perfectly this little collage, a small map I made in the first days of 2001. I’ve got big projects as far as painting is concerned for the year and I began with that little thing done with much freedom of mind…

La phrase de Frank Lloyd Wright derrière ce sujet est  : « Considérer comme aussi désirable de construire un poulailler que de construire une cathédrale.

Cette phrase correspond parfaitement à ce petit collage, une carte que j’ai fait dans les premiers jours de 2011. J’ai de grands projets en matière de peinture pour cette année et j’ai commencé par cette petite chose faite avec une très grande liberté d’esprit…

 

Le drôle de petit vélo de la créativité, mon hommage à Louise Bourgeois

memento mori pour alexander mac queenIl y a quelques jours Louise Bourgeois est morte. Certaines de ses oeuvres, sa vie, sa façon sublime de vieillir… J’aurais tant aimé la rencontrer.

J’ai joué quelques jours avec l’idée d’un tribu, quelque chose dans le genre de ce que j’ai créé si spontanément pour Alexander Mac Queen. Mais rien ne se dessinait. Alors j’ai oublié. En plus,  depuis quelques jours, je me sentais totalement « out of focus » en matière de peinture, ce qui me rendait un peu cafardeuse.

Avant-hier, j’ai discuté araignées sur Buzz.  Et je me suis souvenue de cette araignée dans le Turbine hall de la Tate modern, il y a dix ans.

araignée de Louise Bourgeois dans le turbine hall

Elle m’avait d’autant plus marqué que c’était ma première visite de ce qui était devenu instantanémant un de mes musées préférés. Et le fantôme de Louise Bourgeois a guidé ma main pour un petit croquis à l’arrache d’un projet. J’étais bien trop fatiguée pour commencer quoi que ce soit même fouiller dans mes papiers ou sur le net pour trouver quelques images.

Au petit matin, avant que la chaleur, les oiseaux ne me sortent totalement du sommeil, le premier projet de tableau en a engendré un autre, son négatif, si l’on peut dire.

Faute de supports appropriés, je n’ai pas pu me mettre au travail tout de suite.  J’ai juste pu chercher des images et j’ai réalisé que pour mon deuxième projet devait beaucoup à d’autres oeuvres de Louise Bourgeois vues il y a Beaubourg à l’occasion de l’exposition elles@centrepompidou.

Des mains par Louise Bourgeois extreme tension louise bourgeois

J’ai du encore attendre l’heure d’ouverture de Sennelier. Enfin, j’ai pu commencer … par la fin comme lorsque je fais un repas ce qui me vaut de ne rien avoir à servir lorsque mes convives arrivent si je suis en retard !

Illustration friday : confined, réservé ; a dental inspiration, une inspiration dentaire

This week, the motto for illustration friday is confined, but with a very peculiar meaning : “Laughter is one of the very privileges of reason, being confined to the human species.” ~ Thomas Carlyle.

My vision of this privilege.

Cette semaine, le thème d’illustration friday était réservé, mais dans un sens très particulier : « le rire est le véritable privilège de la raison, étant réservé à l’espèce humaine. » ~ Thomas Carlyle.

Ma vision de ce privilège.