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Rester, rester toujours, poème inspiré de mes angoisses, d’un homme immobile et d’Ithaque de Constantin Cavafy

Quelqu’un m’a fait découvrir un superbe poème, Ithaque de Constantin Cavafy. Quelques jours après, je faisais mes valises. Cette activité réveille et agite en moi de nombreuses angoisses et s’accomplit dans la douleur.  « Partir c’est mourir un peu »  trotte à toute vitesse dans ma tête.

Mais cette fois, les mots de Cavafy ont fait venir à ma mémoire le souvenir de l’homme immobile, celui que mon mari, en visite trente ans après, dans un département d’université où il avait travaillé – déjà estomaqué que les locaux n’aient pas changé le moins du monde – a retrouvé dans le même bureau,  assis devant le même meuble occupant le même poste.

Peinture, technique mixte, flottant au fil du tempsPartir, c’est mourir un peu.
Mais rester, rester toujours…
Crois-tu que cela se peut ?
Un même pays tous les jours,
Les mots, les gestes en rengaine,
Les pas dans les pas remis.
Une vie prévue de fourmi,
Tracée au fil des semaines.
Tant creuser le même sillon
Qu’il en devient tombe !
Savoir lorsque la nuit tombe
Où chanteront les grillons.
Jamais le vent dans les voiles,
Jamais les amarres larguées,
Jamais sur la mer voguer,
Jamais la route des étoiles.
Dos tourné à l’horizon,
Se satisfaire du connu,
Dire l’ailleurs malvenu,
Clos dans sa propre prison.

Staying, always staying, a poem inspired by Cavafy’s Ithaca, my anxieties and the immobile man. 

I discovered recently a magnificent poem by Constantin Cavafy, Ithaca, thanks to @Paulo Cruz. A few days after I was preparing my suitcase. This activity wakes up and agitates lots of anxieties. 

But this time, Cavafy’s words brought to my mind the memory of the immobile man.My husband met that man, while visiting a place where he worked thirty years ago and already stunned by the fact that nothing has changed there, in the same office, at the same desk, occupying the same post. 

Leaving is a small death. 
But staying, always staying… 
Is beyond your imagining. 
The same land till last breath 
Life as a merry-go-round. 
A one and only short track. 
A still landscape in the back 
And no suprise to be found. 
The furrow ploughed so deeply 
That it turns into a tomb ! 
Not truly out of the womb. 
No dare, no risk, no folly. 
Never the sails by wind filled. 
Never dream too strong and bright. 
Never the moore left behind. 
Horizon’sight a distress. 
Somewhere else, forbidden noun. 
Eyes wide shut to the unknown. 
Locked tight in one’s own fortress.

Souvenirs du québec

Il parait qu’ici (icite) les ecureuils ne sont pas mieux consideres que les rats.
J’ai rencontre les deux sortes de rongeurs a montreal : un rat d’hotel qui est parti avec une partie de mes papiers, un peu de mes sous, des croquis, des idees et l’adresse de mes amis. un ecureuil qui m’a salue bien poliment.
Je persiste donc à préférer les écureuils !

Il parait qu’ici (icite) les ecureuils ne sont pas mieux consideres que les rats.

Les québecois utilisent beaucoup de mots anglais francisés.

Parfois c’est facile de comprendre, entrevue est une interview, parfois, c’est plus ardu et il faut retraduire littéralement en anglais pour retrouver le sens, le «directeur en devoir» c’est le «manager on duty».

Et, de temps en temps, le résultat frôle le sublime. Je sortais émerveillée par la délicate et troublante poésie de l’exposition lanternes au jardin botanique lorsque j’ai croisé 3 braves gens disant d’un air extatique «frooooooooomaaaaaaaage, froooooooomaaaaaaaaaage» en traînant bien le o et le a pendant qu’un quatrième les photographiait.

J’ai rencontré les deux sortes de rongeurs a montreal : un rat d’hotel qui est parti avec une partie de mes papiers, un peu de mes sous, des croquis, des idees et l’adresse de mes amis. un ecureuil qui m’a salue bien poliment.
Je persiste donc à préférer les écureuils !

Quand on aime, on ne compte pas !

ou presque… Les montréalais n’en finissent plus de compter et recompter le prix des jo de 1976. L’année prochaine, la ville aura fini de payer la dette mais il lui reste à exploiter autant qu’il le mériterait le superbe stade construit à cette occasion et à financer son entretien.

Je n’arrive pas à imaginer la ville sans sa silhouette majestueuse. Elle serait bien plate !